vendredi 30 janvier 2026 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

L’ONU réitère sa position contre le blocus des États-Unis à Cuba

Nations unies, 30 janvier (Prensa Latina) Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Aziz Haq, a réitéré aujourd’hui la position des Nations unies en faveur de la levée du blocus des États-Unis contre Cuba.

« Comme vous le savez, l’Assemblée générale a demandé à plusieurs reprises la fin du blocus contre Cuba », a déclaré le porte-parole en réponse à une question de Prensa Latina sur le renforcement de cette politique suite au nouvel ordre exécutif de l’administration Donald Trump d’imposer unilatéralement des droits coercitifs aux pays qui vendent du pétrole à l’île.
Nous exhortons tous les États Membres à se conformer aux résolutions de l’Assemblée générale.
Un ordre exécutif publié par la Maison Blanche le 29 janvier et signé par le dirigeant républicain déclare une « urgence nationale » vis-à-vis de Cuba et, pour y faire face, il a estimé qu’il serait « nécessaire et approprié » d’établir un système de droits de douane contre les pays qui fournissent « directement ou indirectement » tout type de pétrole à Cuba.
Quelques jours avant le retour de Trump à la Maison Blanche l’année dernière, l’ONU a confirmé à Prensa Latina qu’elle se félicitait « de l’annonce faite par les États-Unis le 14 janvier 2025 sur, entre autres mesures, le retrait de Cuba de la liste des États parrainant le terrorisme du Département d’État ».
Un acte tardif de l’administration sortante de Joe Biden, mais qui était dans la bonne direction.
Cependant, après avoir pris ses fonctions une semaine plus tard, dans les premières heures de son mandat, Trump a fait marche arrière avec un ordre exécutif révoquant la décision de Biden sans présenter de nouvelles preuves et en ignorant le travail et les critères de ses propres agences étatiques.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a même reconnu en son temps que la conduite de Cuba dans certains processus de médiation comme le processus de paix en Colombie contredit la permanence de l’île sur une telle liste.
Cuba a été incluse pour la première fois dans cette liste unilatérale de Washington d’États parrains du terrorisme en 1982, sous le gouvernement du républicain Ronald Reagan jusqu’à ce que, en 2015, le président démocrate Barack Obama retire cette désignation qu’il considérait comme dénuée de sens.
Le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue une politique unilatérale, coercitive et extraterritoriale qui viole le droit international ainsi que les buts et principes de la Charte des Nations Unies.
Après 65 ans d’application, l’objectif central n’a pas changé : détériorer le niveau de vie de la population, susciter l’insatisfaction, le désespoir et l’irritation comme moyen de favoriser un changement dans l’ordre constitutionnel librement choisi par le peuple cubain.
L’administration nord-américaine persiste à ignorer l’appel presque unanime de la communauté internationale pour mettre fin à cette politique illégale et inhumaine contre Cuba exprimé dans 33 résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU.
peo/arc/dfm

EN CONTINU
notes connexes