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Cuba donne la priorité aux exportations dans sa stratégie économique

La Havane, 21 janvier (Prensa Latina) Les exportations de Cuba sont un élément essentiel dans la réorganisation monétaire pour stimuler l’économie au milieu de la crise engendrée par la Covid-19, a précisé le ministre du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Rodrigo Malmierca.

En expliquant l’importance de cette activité dans la conceptualisation du modèle cubain et dans la mise en œuvre du plan de développement social jusqu’en 2030, il a signifié que l’île a une économie ouverte et dépend beaucoup de ses relations avec le marché extérieur.

Si nous n’exportons pas, nous n’avons pas les ressources pour importer, il faut qu´il est une balance, a-t-il souligné en expliquant comment l’économie cubaine a changé au cours des 20 dernières années et est aujourd’hui essentiellement d’exportation de services, à près de 70 pour cent.

À cet égard, il a estimé qu’il fallait promouvoir d’autres exportations, au-delà des exportations traditionnelles, y compris celles de haute technologie, comme l’industrie biotechnologique et pharmaceutique, qui permet d’exporter en y ajoutant de la valeur.

Il a également souligné les potentialités à cet égard de la Zone spéciale de développement Mariel et du Parc scientifique et technologique de l’Université des sciences informatiques.

Lors de son intervention à l´émission Mesa Redonda de ce mardi, Malmierca a évoqué la décision d’intégrer les formes non étatiques de gestion qui opèrent dans le pays dans le commerce extérieur, dans le but d’ajouter des forces productives aux efforts visant à attirer des devises par le biais des exportations.

Depuis le milieu de l’année dernière, ces entités ont signé 863 contrats d’exportation et d’importation, qui seront exécutés par l’intermédiaire de 41 sociétés spécialisées autorisées à faciliter l’achat et la vente de biens et de services à l’étranger.

Le titulaire du Mincex a précisé que cette prérogative s’applique non seulement aux coopératives et aux travailleurs indépendants, mais aussi aux cultivateurs de terres appartenant à l’État, aux petits exploitants, créateurs, artisans et toute personne répondant aux normes juridiques pour ces opérations.

Les 863 contrats d’exportation et d’importation conclus à ce jour par des entités non étatiques s’élèvent à 22 millions de dollars, ce qui montre qu’il est possible d’insérer ce secteur dans le commerce extérieur cubain.

Quelque 475 de ces produits proviennent du secteur agroalimentaire et, dans une moindre mesure, des services professionnels, de l’artisanat et de la fabrication de meubles.

Malmierca a souligné que le blocus imposé par les États-Unis est destiné à étouffer le pays économiquement, pour qu´il ne puisse pas exporter, accéder au crédit extérieur ou attirer des capitaux étrangers.

peo/mem/crc

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