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Le blocus des Etats-Unis contre Cuba empêche l’accès au marché des matières premières

Nations Unies, 1 avril (Prensa Latina) Le représentant permanent de Cuba aux Nations Unies, Pedro Luis Pedroso, a dénoncé jeudi la façon dont le blocus imposé par les États-Unis empêche le pays des Caraïbes d’accéder aux marchés des produits de base.

Selon lui, la plus grande des Antilles a résisté depuis six décennies à un grave siège économique, commercial et financier provoquant de grandes difficultés au peuple cubain,  le principal obstacle au développement. 

Durant son intervention lors d’un dialogue interactif informel à l’ONU sur le marché des intrants primaires, M. Pedroso a donné des détails sur la politique de Washington contraignant Cuba à entretenir des relations normales auprès des institutions financières internationales et des entreprises d’autres pays.

De même, « celle-ci entrave l’égalité d’accès aux meilleures technologies et la mise au point de liens commerciaux, financiers et d’investissement avec le monde.

L’ambassadeur a repoussé la mise en œuvre de mesures économiques coercitives unilatérales, incompatibles avec le droit international et la Charte des Nations unies qui entravent la réalisation de l’#Agenda2030.

« Des actions pareilles  freinent les États à entrer sur les marchés internationaux, y compris les marchés des matières premières, sur un pied d’égalité et de manière équitable et inclusive », a-t-il ajouté. 

En ce sens, Pedroso prône la transformation de l’ordre économique international injuste et des relations inégales de production et de commerce existantes.

Il a en outre évoqué jeudi la nécessité d’accroître la coopération entre les pays en développement et les pays les moins avancés, et de contribuer à la création d’un environnement international propice au développement durable.

« Mais une réelle volonté politique est nécessaire pour mettre fin à l’extrême pauvreté et parvenir à une croissance économique inclusive », a noté le diplomate cubain.

Actuellement, il est nécessaire de réformer les chaînes de valeur internationales, généralement contrôlées par des sociétés transnationales, ce qui permettrait aux pays en développement d’atteindre un plus haut degré d’industrialisation de leurs produits.

« C’est essentiel pour le progrès de nos nations et donc pour surmonter les barrières du sous-développement, largement héritées d’un passé colonial », a-t-il souligné.

M. Pedroso a enfin itéré le soutien de Cuba aux initiatives visant à trouver des solutions à l’inégalité du marché des produits de base et à la dépendance des pays en développement à l’égard de ces produits.

jcc/jha/ifb

 
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