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Président de Cuba : « La reddition n’est pas une option »

La Havane, 5 février (Prensa Latina) Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a assuré aujourd’hui que, malgré les difficultés et les mesures de pression des États-Unis, la capitulation n’est pas une option pour la nation caribéenne.

« Il y a beaucoup de Cubains et de Cubaines dignes qui ont donné leur vie pour ce pays, pour l’indépendance de ce pays à toutes les époques », a-t-il souligné lors d’une longue conférence de presse devant des médias nationaux et étrangers.
À cet égard, il a rendu hommage aux « 32 camarades qui sont tombés au Venezuela », dont l’attitude est une leçon de dignité et de souveraineté.
Díaz-Canel a signalé que depuis décembre, Cuba ne reçoit plus de carburant en raison du renforcement du blocus contre le Venezuela, ce qui a créé une situation complexe affectant la production d’électricité et les activités économiques et sociales de base de l’île.
Face à cela, il a détaillé un plan qui comprend la mise à jour des directives de la période spéciale (des années 1990) pour l’économie d’énergie, l’augmentation de l’extraction et le raffinage du pétrole brut national, l’expansion du service de gaz manufacturé et une transition accélérée vers des sources d’énergie renouvelables avec l’installation de systèmes photovoltaïques.
Sur le plan extérieur, Díaz-Canel a remercié la Chine, la Russie, le Mouvement des pays non alignés et d’autres acteurs mondiaux pour leur soutien immédiat, affirmant que « Cuba n’est pas seule » et appelant le Sud mondial à une mobilisation « anti-hégémonique et antifasciste ».
Il a réitéré la disposition de l’île à un dialogue avec les États-Unis « sans conditions préalables et en position d’égalité », tout en défendant le droit souverain de son pays à se préparer à sa défense.
Au cours de son intervention, le président a souligné que la nation fait face à des pressions « qui ne sont imposées à personne dans le monde, et encore moins d’une manière aussi prolongée », mais qu’elle résiste avec créativité et défend les idées en lesquelles elle croit, sûre de la victoire.
« Nous avons vécu, toutes les générations de cubains, depuis les premières années de la Révolution jusqu’aux plus actuelles, nos petits-enfants, nos enfants, nous sommes nés et vivons bloqués, et nous sommes nés sous les signes de cette asphyxie économique », a-t-il rappelé.
Selon le président cubain, les États-Unis ont essayé de caractériser la situation cubaine par la théorie de l’État défaillant, associée à une des directions dans lesquelles s’engage le gouvernement de cette puissance pour renverser la Révolution cubaine : l’asphyxie économique.
Il a également révélé que des actions terroristes contre Cuba sont organisées et financées à partir de Washington et a indiqué que les détails de ces plans seraient bientôt révélés.
En ce qui concerne les liens avec la République bolivarienne du Venezuela, Díaz-Canel a déclaré que Cuba était prête à poursuivre sa collaboration avec ce pays dans le nouveau contexte créé par l’agression des États-Unis et l’enlèvement illégal de son chef d’État.
Le président cubain a indiqué que les liens économiques, commerciaux et les projets de collaboration entre les deux nations, y compris concernant l’énergie, se sont tissés pendant des années et ont profité aux deux parties et à d’autres pays de la région, et ce notamment à travers l’ALBA-TCP et Petrocaribe.
peo/ro/mks

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