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Le gouvernement dominicain défend son contrôle migratoire devant la CIDH

Santo Domingo, 8 février (Prensa Latina) Le gouvernement dominicain a affirmé hier qu’il avait le droit et l’obligation de réglementer l’entrée, le séjour et la sortie des personnes sur son territoire, et ce en réponse à un communiqué de la Commission inter-américaine des droits de l’homme (CIDH).

« Nous rejetons l’appel de la Commission à appliquer le principe du non-refoulement de manière générale à tout migrant en situation irrégulière, car cela reviendrait à obliger l’État à accepter tout citoyen haïtien qui souhaite entrer, même de façon irrégulière, sur notre territoire », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Il a réaffirmé son attachement à la protection des droits de l’homme et, simultanément, au respect légitime du cadre juridique interne.
« Le phénomène migratoire auquel est confronté le pays doit être analysé dans sa dimension régionale. La crise politique, sécuritaire et humanitaire prolongée en Haïti a généré une pression migratoire soutenue et exceptionnelle », a-t-il indiqué.
Dans sa réponse, le gouvernement a déclaré que, depuis des décennies, ce pays assume une charge disproportionnée face à une crise qui dépasse ses frontières et il a réaffirmé que le pouvoir de définir les politiques migratoires constitue un attribut essentiel de la souveraineté de l’État.
Il a expliqué que les mesures prises répondent à la nécessité légitime de gérer d’une manière ordonnée un flux migratoire extraordinaire pour éviter l’impact négatif qu’il engendre sur la cohésion sociale et sur les dépenses des services publics.
Aucun État ne peut être obligé d’assumer la protection ou la fourniture de services de la population d’un autre État face à l’effondrement du second, a-t-il souligné.
Il a réaffirmé que la crise haïtienne constitue un défi régional qui exige une réponse collective.
« Il n’existe pas de solution dominicaine à la crise haïtienne. La République dominicaine continuera à plaider activement dans les forums multilatéraux pour une action internationale efficace, solidaire et coresponsable », a-t-il souligné.
Il a assuré qu’aucune personne n’est privée de soins médicaux d’urgence en raison de son statut migratoire.
Il affirme en outre que, dans les centres de migrants, l’État procède à des améliorations progressives de l’infrastructure, des conditions sanitaires et des soins médicaux de base avec des mécanismes de contrôle interne.
Il a ensuite indiqué que « l’État dominicain note avec préoccupation que le communiqué de la CIDH semble privilégier des allégations non vérifiées par rapport aux informations officielles transmises par les autorités nationales ».
Il a réaffirmé qu’il était prêt à procéder à des échanges de données techniques et souligné que toute évaluation devrait tenir compte des sources vérifiables et du contexte régional qui explique la pression migratoire exceptionnelle.
L’Exécutif a réaffirmé sa volonté d’approfondir la coopération technique avec la CIDH sur la base du respect mutuel et de la bonne foi.
Le gouvernement de Luis Abinader a durci l’année dernière sa politique migratoire, en particulier celle concernant les citoyens haïtiens, et presque chaque jour plus d’un millier de personnes sont renvoyées dans le pays frontalier, selon des rapports de la Direction générale des migrations.
peo/lam/mpv

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