mardi 17 février 2026 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Le gouvernement russe réitère son choix de soutenir Cuba face à la crise énergétique

Moscou, 12 février (Prensa Latina) Le porte-parole présidentiel russe, Dmitri Peskov, a réitéré aujourd’hui que la Russie examine des options pour aider Cuba au milieu d’une grave pénurie de carburant, conséquence du blocus pétrolier imposé par les États-Unis.

« Nous avons maintenu des conversations au cours de ces derniers jours, nous sommes en contact avec nos amis cubains, nous discutons sur les options qui existent pour leur fournir une aide », a déclaré le porte-parole du Kremlin dans des déclarations aux médias.

Le chef du service de presse de la présidence du géant eurasien a reconnu que « pour des raisons évidentes, on ne peut pas parler de ces questions aussi publiquement ».

Interrogé sur la question de savoir si le Kremlin craint une augmentation des frictions avec la Maison Blanche, qui a menacé les pays qui aideraient Cuba de droits de douane supplémentaires, Peskov a répondu : « Nous ne voulons pas d’escalade, mais par ailleurs nos échanges commerciaux avec les États-Unis sont presque inexistants ».

Auparavant, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié de « blocus énergétique » les actions menées par l’administration nord-américaine contre la nation caribéenne.

« Les mesures sans précédent prises par les États-Unis pour bloquer l’approvisionnement de Cuba en vecteurs d’énergie, c’est-à-dire un blocus énergétique incluant le carburant d’aviation, ont provoqué une situation très grave qui affecte également les vols des compagnies aériennes russes », a dénoncé la porte-parole.

Lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse, la diplomate a condamné ce jeudi le fait que les mesures appliquées par Washington contre La Havane, outre qu’elles visent à aggraver la crise énergétique, sont également conçues pour provoquer le mécontentement de la population locale et des étrangers qui éprouvent des inconvénients dans ce contexte.

Zakharova a rappelé que la Maison Blanche maintient un blocus sur la plus grande des Antilles depuis plusieurs décennies.

« Maintenant cette situation a tout simplement atteint un point d’absurdité, parce qu’ils frappent économiquement et logistiquement précisément ces personnes dont ils disent depuis tant d’années ‘prendre soin’, en parlant des droits de l’homme », a-t-elle critiqué.

Le 29 janvier, le président des États-Unis Donald Trump a signé un décret déclarant une « urgence nationale » face à la prétendue « menace inhabituelle et extraordinaire » que Cuba représente selon Washington pour la sécurité du pays et de la région.

Le document accuse le gouvernement cubain de s’aligner avec « de nombreux pays hostiles », d’accueillir des « groupes terroristes transnationaux » comme le Hamas et le Hezbollah et de permettre le déploiement sur l’île de « capacités militaires et de renseignement sophistiquées » de la Russie et de la Chine.

peo/mem/odf

EN CONTINU
notes connexes