Dans une lettre signée par la dirigeante de l’organisation, Sophie Binet, elle lui a demandé de considérer la nouvelle croisade de Washington comme une violation du droit international et de ne pas rester les bras croisés face à un affront.
La CGT a ainsi ajouté sa voix au rejet en France des mesures annoncées fin janvier par le président Donald Trump, qui a déclaré que Cuba constituait « une menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et a décrété un blocus pétrolier en menaçant de taxes supplémentaires les pays qui vendent ou fournissent des hydrocarbures à l’île.
À cet égard, le syndicat, qui revendique plus de 600 000 adhérents, a demandé à Macron de soutenir l’acheminement du pétrole et du gaz vers la nation antillaise et d’assurer avec les moyens à disposition de l’État français également celui de la nourriture et de médicaments.
Binet a également demandé au président de la République de s’associer au gouvernement du Mexique et à d’autres pays solidaires dans un effort de médiation diplomatique entre les États-Unis et Cuba pour Washington cessent les pressions qu’elle qualifie d’inacceptables.
Pour la CGT, le droit des peuples à leur autodétermination ne peut pas être attaqué par l’ingérence étrangère.
Dans sa lettre, elle a rappelé au président que la France soutenait depuis des décennies la résolution qui, année après année, appelle à l’Assemblée générale de l’ONU à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba depuis plus de 60 ans.
De même, elle a mis en garde sur le fait que le renforcement du blocus avec les mesures récentes, notamment le siège pétrolier, met des millions de personnes en danger d’une « catastrophe humanitaire », une politique qui ne peut être qualifiée autrement que de criminelle.
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