La décision circule aujourd’hui dans les médias nationaux et provinciaux, comme le quotidien HOY de la ville de Córdoba qui estime que l’exécutif « cherche à récupérer l’initiative politique et normaliser le flux communicationnel du pouvoir exécutif ».
La Casa Rosada a confirmé que lundi prochain, à 11h00 heure locale, les portes de la salle des journalistes du siège exécutif seront rouvertes.
La mesure coïncide avec le retour du chef de cabinet en difficulté, Manuel Adorni, lors de ce qui sera sa première conférence de presse officielle après le scandale médiatique et judiciaire qui l’entoure. Il est accusé de corruption pour enrichissement illicite.
L’accès à cet espace stratégique du siège de l’administration nationale restait restreint depuis le 23 avril dernier, après qu’un incident ayant prétendument mis en péril la sécurité interne du bâtiment ait été signalé.
La fermeture de la salle, un fait sans précédent depuis le retour de la démocratie en 1983, a eu lieu à la suite d’un tournage réalisé par une équipe de la chaîne d’information TN.
La Conférence épiscopale argentine s’est jointe aux critiques par un sévère communiqué contre la fermeture de la salle de presse dans la maison exécutive et a condamné les violences verbales du président contre le journalisme.
Le document soulignait également « l’impératif d’éradiquer les discours de haine ».
Le communiqué a été publié après la réunion que l’archevêque de San Juan et président de la Commission épiscopale pour les communications sociales, Mgr Jorge Lozano, a présidée avec des représentants de journalistes accrédités à la Casa Rosada.
Le texte indique que lors de la rencontre, les travailleurs de la presse ont exprimé l’importance du travail qu’ils accomplissent « de manière pratiquement ininterrompue depuis 1940 », y compris trois périodes de dictature.
peo/ro/mh





