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L’Europe perd de sa liberté en renonçant au gaz russe

Moscou, 27 janvier (Prensa Latina) La porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zajárova, a assuré hier que l’interdiction d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) russe ou transporté via la Russie signifie le renoncement à la liberté de l’Union européenne (UE).

«Pour le moment, il est difficile de déterminer si ce sont des vassaux heureux ou des esclaves malheureux, c’est quelque chose que le temps démontrera», a commenté la porte-parole du ministère des Affaires étrangères du géant eurasien.
La diplomate a souligné que le bloc communautaire « a renoncé à la liberté en tout cas », face à la dépendance croissante des approvisionnements nord-américains de GNL.
Les déclarations de Zajárova font suite à l’annonce d’un règlement, qui entrera en vigueur en 2027, interdisant formellement aux pays membres de l’UE d’importer du gaz russe.
Les autorités de Moscou ont averti à plusieurs reprises l’Europe centrale et occidentale qu’il leur en coûterait très cher d’abandonner leurs hydrocarbures.
« Ceux qui refusent l’approvisionnement en énergie de la Russie l’achèteront plus cher et par le biais de médiateurs », avaient déjà affirmé des responsables depuis le Kremlin il y a près de deux ans.
En abordant la question de l’énergie en 2024, le président russe Vladimir Poutine avait estimé que «l’Occident ne veut pas de concurrence, parce qu’il ne peut y faire face, il perd souvent dans une lutte juste et recourt donc à la discrimination, en la présentant sous le prétexte d’une prétendue solidarité euro-atlantique, la lutte pour les droits de l’homme, etc».
Dans ce contexte, Poutine avait ajouté qu’historiquement, les principaux instruments d’infrastructure à l’appui du marché mondial de l’énergie ont été concentrés entre les mains des occidentaux.
Selon lui, les élites occidentales se croyaient capables de couper l’accès à ce système aux pays qui étaient politiquement indésirables en les expulsant du marché.
Cependant, avait souligné Poutine, « ce sont l’Europe et l’Amérique du Nord qui perdent progressivement leur place dans l’économie mondiale à cause de ces pratiques ».
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