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Soutien des États-Unis au terrorisme en Syrie: nouvelles preuves, nouvelles accusations

Damas, 14 novembre (Prensa Latina) Des informations diffusées à Damas font état de nouveaux témoignages sur le soutien nord-américain aux terroristes en Syrie, tant au nord qu’au sud du pays.


Ces faits, rapportés par l’agence de presse SANA, indiquent qu’au moins trois chefs de bande appartenant à l’État Islamique (DAESH, en arabe) ont été transférés du village d’Al Swaidiya, (province d’Hasaka, au nord du pays) vers une destination non-déterminée.

En même temps, des informations provenant de deux journalistes russes, Igor Petrashévich et Roman Martìnovitch, signalent que plus de mille membres de DAESH sont présents dans la base nord-américaine illégale d’Al Tanef.

Dans la province de Hasaka, les États-Unis (en collaboration étroite avec les Forces Démocratiques Syriennes -c’est le nom qu’elles se donnent- et certains groupes kurdes)  occupent illégalement des zones du Sabah al Jair, Tell Tamer, Rimelan, Derek, Tabla, Tell Samn, Ain Issa, Kobane, Jarablus et Manbij.

Selon les mêmes sources, les États-Unis et leur coalition effectuent des attaques continuelles dans la région de Deir Ezzor. Elles ont causé, ces dernières semaines, la mort de plus de 100 personnes parmi la population civile, à quoi il faut ajouter de nombreux blessés.

Ces actions permettent à DAESH de maintenir son contrôle sur une zone d’environ 20 kilomètres entre les bras du fleuve Euphrate, à proximité du chef lieu de la province de Deir Ezzor et de la frontière avec l’Irak.

Ceci explique pourquoi, il y a quelques heures, le chef de la Direction Politique de l’Armée syrienne, le général Hasan Ahmad Hasan, a accusé Washington et ses alliés de soutenir les terroristes au lieu de les combattre.

Ces journalistes russes ont également fait savoir que, dans leur base d’Al Tanef, près de la frontière jordanienne, les États-Unis fournissent des armes et des munitions à d’autres groupes extrémistes comme la Nouvelle Armée Syrienne, l’Armée des Lions de l’Est, la Brigade du Martire Ahmad Al Abdo, groupes composés fort probablement d’anciens membres de DAESH.

Dans cette installation d’Al Tanef, d'environ 55 kilomètres carrés,  se trouvent quelques 400 représentants des services secrets, des mercenaires de compagnies militaires privées, ainsi que des membres des forces spéciales du Royaume-Uni, de France et de Jordanie.

Selon les dernières informations, près de cinq mille extrémistes se trouvent dans le camp de réfugiés d’Al Ruban. Ils sont sans solde et se mélangent à la foule de personnes déplacées qu’ils terrorisent et volent de manière à pouvoir mieux les contrôler. Ils se sont appropriés les puits, en vendent l’eau, font commerce avec toutes les maigres ressources qu’ils parviennent à trouver. Et ce camp se trouve à moins de 20 kilomètres de la base américaine d’Al Tanef.

La situation est semblable à Latakia. Dans ce camp, situé dans la province syrienne du même nom, la situation est catastrophique d’après le Centre Russe pour la Réconciliation. Les États-Unis en ont fermé l’accès à l’ONU. Aucune organisation humanitaire ne peut y pénétrer. On empêche les forces gouvernementales et pro-syriennes de s’en approcher.

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