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Traité sur les Armes Nucléaires: la Russie s’élève contre les accusations infondées des États-Unis

Moscou, 10 décembre (Prensa Latina) La Russie a fermement rejeté les accusations des États-Unis sur une supposée violation du Traité sur les Armes Nucléaires à courte ou moyenne portée (INF).


Maria Zarajova, la porte-parole du ministère des Affaires Etrangères russe, a fait savoir que la Chancellerie avait reçu une déclaration du gouvernement nord-américain informant Moscou que les États-Unis se retireraient du INF si, dans un délai de 60 jours, la Russie refusait de respecter les compromis contenus dans cet accord.

Le texte de Washington, a-t-elle précisé, reprend, une fois de plus, des accusations infondées sur une prétendue violation de l’accord signé par les deux pays.

Du côté russe, on considère que de tels arguments sont, pour employer un langage diplomatique, une totale invention des États-Unis a déclaré Maria Zarajova. Aucune preuve n’a jamais été présentée pour étayer de telles accusations contre la Russie, souligne-t-elle.

Pour sa part, Vladimir Dzhobolov, le vice-responsable du Comité des Relations Internationales du Conseil de la Fédération de Russie (c’est-à-dire le Sénat), a affirmé que son pays ne se soumettrait jamais au langage de l’ultimatum.

En l’occurrence, les États-Unis essaient d’accuser la Russie de quelque chose qui est plutôt caractéristique de Washington, car notre pays, a-t-il ajouté, s’en tient aux mesures stipulées par l’accord signé en 1987.

Les allégations de Michael Pompeo lors de la réunion des ministres des Affaires Étrangères de l’Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN) a semé l’inquiétude dans plusieurs pays concernés par cet accord.

Des nations comme la France ou l’Allemagne, assure-t-il, ont déjà fait part de leurs craintes au sujet de l’intention des États-Unis de se retirer du Traité.

Par cet accord datant de 1987, les signataires s’engageaient à détruire tous les missiles terrestres, conventionnels et nucléaires, de courte et moyenne portée, c’est-à-dire pouvant atteindre un objectif à une distance comprise entre 500 et 5000 kilomètres.

Le président Putin a déjà mis en garde sur le fait que si les États-Unis se retiraient de l’INF et décidaient de déployer ses missiles sur le continent européen, les nations concernées prendraient le risque d’être les premières cibles d’une riposte russe, a tenu à rappeler Vladimir Dzhobolov.

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