Agence de Presse de l'Amérique Latine

Evo Morales dénonce une conspiration contre la Révolution Démocratique

La Paz, 8 janvier (Prensa Latina) Le président de la Bolivie, Evo Morales, a dénoncé l´existence d´une conspiration contre la Révolution Démocratique et Culturelle de la part de secteurs contrôlés par l´opposition.


Hier soir, en faisant référence à la grèves de médecins, qui en sera aujourd´hui à son 48ième jour, le mandataire a prévenu que huit accords ont été signés avec les professionnels de la santé et qu´ils continuent cependant d´exercer des moyens de pression.

Le chef d´État a affirmé qu´il y a un groupe de médecins qui travaillent dans des hôpitaux publics, mais également dans des hôpitaux privés, et qu´ils souhaitent faire échouer la santé publique et privatiser le système.

Les professionnels du secteur ont débuté la grève le 23 novembre dernier en refus de la création d´une Autorité de Fiscalisation et de Contrôle de l´assistance privée et publique, et pour s´opposer à l´article 205 du nouveau Code Pénal qui sanctionne la négligence médicale.

Malgré le fait que le gouvernement bolivien ait demandé à l´Assemblée Législative de supprimer les articles controversés, et aux médecins de reprendre les consultations, la grève continue et le Collège Médical demande de plus en plus de conditions pour mettre fin aux mesures de pression qui ont surtout touché la population la plus pauvre, qui n´a pas les moyens d´accéder à une clinique privée.

Carlos Romero, ministre du Gouvernement, a dénoncé le fait que « derrière cette mobilisation de blouses blanches se cache une mobilisation politique conspirative ».

Cette semaine Evo Morales a annoncé une réunion qui aura lieu les 5 et 6 mars prochains, et dont l´objectif est d´avancer vers un nouveau système d´assistance médicale gratuit et accessible à toute la population.

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