Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Congrès argentin continue son débat sur l’avortement légal

Buenos Aires, 12 avril (Prensa Latina) Au milieu de voix discordantes et d’autres qui appuient le vote de la loi, le Congrès argentin poursuit aujourd’hui les débats sur l’avortement légal, sûr et gratuit, l’un des sujets les plus complexes et qui divise le pays.


Divers secteurs sociaux, depuis les organisations politiques jusqu’aux individus, ainsi que toutes sortes de personnalités politiques et de figures connues, viendront assister à ce débat qui devrait se prolonger pendant plusieurs mois.

La journée d’aujourd’hui verra une longue liste d’orateurs s’exprimer en séance plénière sur les huit projets de dépénalisation de l’avortement.

Chaque député pourra inviter jusqu’à quatre orateurs supplémentaires. Par exemple, aujourd’hui,  ce sera le tour de l’ex-sénateur Eduardo Menem, de l’écrivaine Claudia Piñeiro, de l’économiste Claudio Lozano, de la dirigeante sociale de la ville pour les droits de l’homme et le collectif LGBT, Maria Rachid et de l’ex-députée Maria Barbagelata, entre autres.

Cette séance plénière a déjà débuté et, dans celle de demain, on commencera par les orateurs en faveur de l’interruption de grossesse, une loi  que les femmes demandent à corps et à cris, surtout dans les milieux les plus défavorisés; alors que l’après-midi sera consacrée aux détracteurs de cette loi parlementaire.

Tous les ans, 500 mille femmes environ avortent dans le pays et plus de 500 y laissent la vie, beaucoup de ces dernières étant des adolescentes.

Ces derniers mois, le président Mauricio Macri a donné le feu vert aux membres de sa coalition pour qu’ils participent à l’élaboration de ce projet d’Interruption Volontaire de Grossesse, thème qu’il avait évoqué  lors de l’ouverture de ces 136 sessions parlementaires ordinaires.

« Comme je l’ai dit plus d’une fois, je suis en faveur de la vie, mais je suis également favorable à un débat mûr et réfléchi qu’en tant qu'Argentins nous devons avoir. Par conséquent, je verrais d’un bon oeil si le Congrés incluait ce thème dans la législature de cette année », a-t-il déclaré en cette occasion.

 Le nombre de voix en faveur de la loi et le nombre de voix contre s’équilibrent mais 40% des députés ne se sont pas encore prononcés définitivement .En l’état des choses, le projet peut compter sur le soutien de 71 parlementaires provenant de familles politiques très différentes. Ce chiffre n’a jamais été aussi élevé depuis que ce projet de loi a été présenté pour la première fois en 2008.

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