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Diaz-Canel: notre politique de communication va améliorer la presse de Cuba

La Havane, 17 juillet (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a aujourd'hui assuré que la nouvelle politique de communication sociale approuvée dans le pays permettra un meilleur fonctionnement des moyens de communication et de la presse nationale.


Lors de la clôture du Xème Congrès de l'Union des Journalistes  de Cuba (UPEC), Diaz-Canel a précisé que le nouveau document " définit enfin l'accès à la communication, la communication elle-même et la connaissance comme un droit du citoyen et un bien public".

En outre, cette nouvelle politique de la communication octroie davantage d'autorité aux gestionnaires de la presse, établit des obligations pour les institutions, défend les symboles de la nation et ordonne le respect de la diversité, a déclaré le président cubain dans son discours au Palais des Conventions de La Havane.

Diaz-Canel a ajouté que cette nouvelle politique déclare la communication ressource stratégique de l'Etat et du Gouvernement; elle définit le caractère public des services de radiodiffusion et de communication et ne reconnaît que deux types de propriété pour les moyens de diffusion de masse: la propriété d'État et la propriété sociale.

Diaz-Canel a rappelé que l'UPEC et la Faculté de communication de l'Université de La Havane avaient pris une part active à l'élaboration de cette politique ainsi qu'aux ajustements nécessaires pour qu'elle intègre les changements de notre temps.

Ce document , affirme-t-il, suscite l'enthousiasme du secteur en raison des portes qu'il ouvre pour trouver des solutions à des questions historiques et récentes comme celles que posent  les problèmes de gestion, la plus grande autonomie à accorder aux médias et la rénovation technologique.

Le chef de l'État a aussi insisté sur le fait que les ennemis de la Révolution ne doivent pas s'attendre à ce que, "par exemple, les agences de presse soient remises entre les mains du marché": cela n'arrivera pas; et il en a profité pour rendre hommage à la fidélité  des membres de l'UPEC et aux valeurs qu'ils défendent malgré toutes les carences matérielles auxquelles ils doivent faire face, ce qui ne rend que plus admirables les principes moraux auxquels ils sont si fortement attachés.

Il a également promis qu'il n'oublierait pas les fortes demandes émises pendant le congrès, notamment celles de nature salariale et celles concernant les conditions précaires dans lesquelles les journalistes doivent travailler.

À ce sujet, il a pris comme référence le cas de certaines provinces où l'on a pris en compte les nécessités des journalistes en consacrant un pour cent de la contribution territoriale à la résolution de ces problèmes.

Pendant ce forum de l'UPEC, qui a débuté vendredi, des délégués venus de tout le pays ont débattu sur des sujets comme: "quel modèle de presse pour le socialisme Cubain?" ou " "Contribution du journalisme cubain à la nouvelle Politique de Communication de l'État et du Gouvernement".

Les journalistes ont aussi discuté des modifications à porter aux statuts de leur corporation et à son Code Éthique. Ces sujets ayant auparavant fait l'objet de discussions dans les comités de base, leurs conclusions ont été analysées par le forum puis approuvées. Elles pourront maintenant être présentées au Comité National qui en assurera l'exécution.

Les délégués ont également élu la présidence de l'organisation et ont exprimé leurs opinions sur les droits, les devoirs, le métier de journaliste et les garanties nécessaires pour un exercice efficace de leur profession.

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