Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis mettent fin à l´accord de 1955 avec l´Iran suite à un verdict de La Haye

Washington, 3 octobre (Prensa Latina) Le secrétaire d´État nord-américain, Mike Pompeo, a aujourd´hui annoncé la fin du Traité d´Amitié de 1955 avec l´Iran, ce après que la Cour Internationale de Justice (CIJ) ait ordonné à Washington de mettre fin à une partie des sanctions imposées à ce pays.


« En juillet dernier, l´Iran a porté un dossier sans fondements devant la CIJ, avec des allégations selon lesquelles les États-Unis ont violé l´accord de 1955 (lequel réglemente les relations économiques et consulaires entre les deux pays) », a signalé Pompeo lors d´une conférence de presse.

Selon le titulaire, en tentant d´éviter la réimposition de sanctions, suite à la décision du président Donald Trump d´abandonner l´accord nucléaire de 2015, la nation perse prétend « entraver le droit souverain des États-Unis de mener les actions nécessaires pour protéger leur sécurité nationale ».

Le chef de la diplomatie nord-américaine a ajouté que Téhéran abuse de l´organisme judiciaire, dont le siège est à La Haye en Hollande, « à des fins politiques et de propagande », puis il a soutenu qu´il aurait fallu mettre fin au mécanisme de 1955 il y a quatre décennies.

Selon Pompeo, le dossier porté par le pays perse manque de bien-fondé, malgré le fait que le tribunal, dont la juridiction a été rejetée par Trump, ait donné raison de manière partielle à la demande de l´Iran.

La CIJ a conclu, de manière unanime, que « l´acquisition par l´Iran de matériel médical, de médicaments et de biens liés à la sécurité de la population civile » sont des droits qui pourraient être couverts par le traité de 1955.

Les juges ont donc estimé que dans ses sanctions, Washington ne peut inclure l´exportation de produits médicaux, alimentaires, agricoles et d´équipements indispensables pour la sécurité des vols et du trafic aérien civils.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, Trump avait menacé d´abandonner le Plan Intégral d´Action Conjointe signé entre Téhéran et le G5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et l´Allemagne), et ce malgré le fait que les autres pays soutiennent cet accord.

Le mandataire républicain a longtemps fait part de sa frustration quant au traité de 2015, qu´il a qualifié de « désastre », ce alors que son administration considère l´Iran comme une menace pour ses intérêts au Moyen-Orient.

Trump a annoncé sa décision d´abandonner ce pacte le 8 mai dernier, et ce malgré le fait que l´Agence Internationale de l´Énergie Atomique, des nations alliées et la propre communauté du renseignement étasunienne aient soutenu que l´Iran continuait de respecter les engagements de l´accord.

En août dernier, Washington a de nouveau imposé une série de sanctions qui avaient été levées suite à l´adoption du pacte nucléaire, alors que d´autres commenceront à s´appliquer le mois prochain, d´où le recours déposé par Téhéran dans le but de les éviter.

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