Agence de Presse de l'Amérique Latine

Des intellectuels expriment leur inquiétudequant à la persécution dont est victime Cristina Fernandez

Buenos Aires, 8 octobre  (Prensa Latina) Une centaine de personnalités politiques et intellectuelles, parmi lesquelles plusieurs anciens présidents et deux Prix Nobel de la Paix, ont joint leur voix pour s'élever contre la mise hors-la-loi et les persécutions dont souffre l'ancienne présidente de la République d'Argentine, Cristina Fernandez.


Dans un appel intitulé "Pour une Démocratie sans Persécutions", les signataires mettent en garde sur la dimension régionale et internationale  de ces persécutions et ces mises-au-ban dirigées  contre d'anciens gouvernants et des dirigeants syndicaux "qui s'opposent à des politiques d'ajustement dont seul le peuple fait les frais".

L'Argentine n'est pas exclue de ce genre de pratiques et la persécution politique que vit en ce moment l'ancienne présidente Cristina Fernandez est la preuve de cette stratégie d'attaques globales contre tous les progressistes qui prétendraient construire un avenir meilleur pour le peuple tout entier.

Cet appel est signé par les anciens présidents José Pepe Mujica (Uruguay), Luis Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff  (Brésil), Rafael Correa (Équateur), Fernando Lugo (Paraguay), Manuel Celaya (Honduras) et les Prix Nobel de la Paix Pérez Esquivel et Rigoberta Menchù.

"Nous, les sous signataires de ce document, provenons de traditions et de cultures politiques différentes; nous agissons localement et internationalement sur des plans différents; mais nous avons en commun non seulement des valeurs et des principes démocratiques mais aussi une mémoire historique commune", précise le texte.

Et nous savons que les pires moments que nous ayons eu à traverser en tant que sociétés ont été les époques de persécutions, de bannissements, d'interdictions et de revanchisme.

"Nous ne voulons pas avoir à revivre les scénarios de telles tragédies et c'est pourquoi nous tirons la sonnette d'alarme car le danger nous guette lorsque l'État de droit n'est plus respecté et que l'on ne tient compte ni des processus démocratiques, ni des garanties que devrait offrir la justice", déclare cet appel auquel se sont également joints le politologue nord-américain Noam Chomsky et le journaliste espagnol résidant en France Ignacio Ramonet, parmi d'autre personnalités internationales.

Dans ce document, les signataires demandent que tout soit fait pour empêcher que ce type de violence institutionnelle ne remette en péril l'avenir de la paix et de la démocratie en Argentine.

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