Agence de Presse de l'Amérique Latine

L´attaque dirigée par les États-Unis contre des syriens est dénoncée à l´ONU

Nations Unies, 18 octobre (Prensa Latina) Les représentations de la Russie et la Syrie ont dénoncé à l´ONU la récente attaque de la coalition dirigée par les États-Unis à l´encontre de civils du pays du Levant, et lors de laquelle du phosphore blanc a été utilisé.


Lors de son intervention au Conseil de Sécurité de l´ONU, l´ambassadeur de Russie devant l´organisme multilatéral, Vassily Nebenzia, a rappelé qu´il y a des civils morts des conséquences de ces attaques sur la ville syrienne de Hayin.

Il a également condamné l´usage d´armes qui contiennent du phosphore, ce qui est interdit par les lois internationales.

Pour sa part, le représentant permanent de la Syrie devant l´ONU, Bashar Al Jaafari, a signalé que "la coalition illégale dirigée par les États-Unis a commis de nombreux crimes à l´encontre de civils: le plus récent a eu lieu il y a seulement quelques jours, à Hayin, où ils ont utilisé des armes avec du phosphore blanc".

"Cette coalition qui occupe le territoire syrien sème le chaos, la destruction et la dévastation, puis apporte de l´aide à des éléments terroristes de l´État Islamique en leur permettant de se déplacer dans les zones qu´elle contrôle", a expliqué l´ambassadeur.

"Raison pour laquelle le Gouvernement de Damas doit éviter que ces forces d´occupations minent les plans destinés à maintenir l´intégrité et la souveraineté de la Syrie", a-t-il ajouté.

Puis il a également dénoncé la création du Groupe de Bruxelles et du dénommé Small Group (Petit Groupe), lesquels manquent de légitimité pour servir d´intermédiaire dans le processus politique et se sont créés en marge du mandat du Conseil de Sécurité.

"Damas ne reconnait aucune feuille de route pour la paix de laquelle elle n´est pas fait partie, en plus du fait que la création de ces groupes est contreproductive puisqu´ils sont formés par des nations qui soutiennent la guerre de terreur contre la Syrie lors des sept dernières années", a-t-il assuré.

"Pendant tout ce temps, ont été réalisées à l´ONU tout type de réunions aux buts grandiloquents au sujet de la Syrie, des centaines d´événements de différents formats sur ce thème, mais au final peu d´actions", a-t-il estimé.

"Maintenant nous sommes témoins d´un nouveau chapitre de cette politique d´altération: suite aux avancées du processus de dialogues d´Astana, certains pays se sont réunis pour créer des groupes en marge du Conseil de Sécurité de l´ONU", a-t-il expliqué.

Al Jaafari a dénoncé le fait qu´ils "tentent de faire croire qu´ils sont engagés pour un accord pacifique en Syrie, alors que se sont eux-mêmes qui financent le terrorisme dans la région".

Damas ne permettra ni ce type, ni aucun autre, d´ingérence étrangère, a-t-il exprimé avant de demander "comment peut aider une coalition, dirigée par les États-Unis, alors qu´elle occupe illégalement une partie du territoire et a du sang syrien sur les mains ?".

Puis il a à ce sujet appelé à une position claire du Conseil de Sécurité, en soulignant que ce dernier devrait rejeter de telles actions.

"Pour réussir la paix en Syrie, toutes les forces étrangères occupantes doivent abandonner le pays. Mon Gouvernement ne s´est jamais immiscé dans les affaires d´un autre État membre de l´ONU, raison pour laquelle nous demandons la même chose", a signalé l´ambassadeur de la nation du Levant.

"L´ONU devrait empêcher toute tentative de provocation qui puisse mener à une escalade des tensions", a-t-il insisté.

D´autre part, l´envoyé spéciale de l´ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a reconnu devant le Conseil de Sécurité que l´on "peut constater l´importance de la lutte contre le terrorisme dans ce pays".

peo/rgh/ifb