Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela rejette les déclarations du chancelier argentin

Caracas, 1er novembre (Prensa Latina) Le Ministère des Relations Extérieures a rejeté les déclarations du chancelier argentin, Jorge Faurie, à l´encontre du peuple et du Gouvernement du Venezuela, qui a assuré que des forces militaires étrangères s´entrainent dans le pays sud-américain.


Par le biais du réseau social Twitter, le vice-chancelier vénézuélien pour l´Amérique Latine, Alexander Yánez, a informé avoir remis une lettre de protestation au chargé d´affaires de l´Argentine à Caracas, Eduardo Porreti, au sujet des fausses accusations portées par Faurie.

"Le Gouvernement Bolivarien répudie les affirmations du diplomate argentin, lors de sa présentation face au Congrès de cette nation, dans lesquelles il a assuré que la situation au Venezuela est une tragédie qui provoque une crise complète de tout son système démocratique", est-il précisé dans le communiqué.

Des médias de presse internationaux signalent que lundi dernier Faurie a assuré, devant la Chambre des Députés argentine, que l´organisation islamique Hezbollah "donne des formations militaires au Venezuela".

Cette a affirmation a été remise en question par plusieurs députés, particulièrement par la législatrice du Mouvement Evita, Araceli Ferreyra, qui s´est levée de son siège et a quitté la salle en accusant Faurie de "manquer de respect" pour "s´exprimer avec tant de légèreté" sur un thème qui, selon elle, "il méconnait".

Le Gouvernement Bolivarien a considéré ce fait comme un autre des mécanismes employés par les autorités de droite de la région pour justifier une intervention militaire au Venezuela, en raison de l´existence d´une prétendue "crise humanitaire".

D´autre part, le président de l´Assemblée Nationale Constituante (ANC) du Venezuela, Diosdado Cabello, a quant à lui dénoncé l´ingérence du Congrès d´Espagne dans les affaires internes de son pays.

Lors d´une allocution prononcée depuis l´État vénézuélien de Monagas, celui qui est également le vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela a rejeté la récente sollicitude du législatif espagnol destinée à condamner la supposée dictature dans la nation sud-américaine.

"Notre pays est en train d´être assailli, et j´en profite pour rejeter catégoriquement toute tentative du parlement espagnol de s´immiscer dans nos affaires internes", a souligné Cabello.

Le dirigeant politique a ajouté que le pays européen ignore ainsi ses propres problèmes pour se préoccuper de manière injustifiée de la situation du Venezuela.

"Nous exigeons le respect de notre souveraineté et de notre indépendance", a-t-il précisé au sujet de la pression exercée par des parlementaires sur le président espagnol, Pedro Sanchez, dans le but de sanctionner l´Exécutif sud-américain pour provoquer une prétendue crise économique, politique et humanitaire dans son pays. 

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