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Les brésiliens montrent leur soutien à Cuba lors de la première du film “Pourquoi Pleurent mes Amies?”

Brasilia, 29 novembre (Prensa Latina) Plus que par des réflexions, des critiques ou des commentaires, le public brésilien a réagi avec des cris de joie et d’affection envers Cuba lors de la première à Brasilia du film cubain ”Pourquoi Pleurent mes Amies?”.


“À cette première du film, dans cette magnifique salle de cinéma conçue par Niemeyer, ont assisté plus de spectateurs que je n’aurais pu l’imaginer (300 personnes), étant donné qu’il s’agit d´un lieu plutôt réservé à l´élite. J’ai été ravie que la représentation se soit transformée en un acte de soutien à Cuba”, a déclaré à Prensa Latina Magda González Grau, la réalisatrice de ce long métrage.

Dans le film, quatre amies se rencontrent après s’être perdues de vue pendant 20 ans. Elles se racontent leurs vies et chacune de leurs histoires va leur permettre d’affronter ensemble les défis qui les attendent.

Bien que le film ait été apprécié à sa juste valeur, qu’il ait permis de faire connaitre notre réalité cubaine, on a pu entendre des cris de “Viva Cuba!” dans la salle, ce qui est particulièrement émouvant à un moment où notre île a décidé de ne plus participer au programme brésilien de “Davantage de Médecins”, a expliqué la cinéaste.

“L’émotion, les larmes, les rires montraient bien que le public brésilien était touché par ce que racontait le film. Cela a été un moment très spécial pour moi, d’autant plus que je me sens particulièrement attachée à la culture brésilienne puisque ma thèse de doctorat portait sur Joaquin Machado de Asís, l’écrivain brésilien du XIXème siècle”.

González nous a raconté qu’après le film, dont les dialogues sont de Hanna Imbert Morell, “le public est venu nous parler des conflits décrits dans le film, du jeu des acteurs et du fait que nous ayons réussi à faire tenir toutes ces histoires dans un même endroit tout en gardant le suspense”.

“Je dois avouer”, a-t-elle reconnu, “que je ne croyais pas que mon premier long métrage puisse ainsi toucher le public. Je pensais plutôt que je prenais beaucoup de risques et que j’étais prête à les assumer car il ya beaucoup de dialogues dans mon film, on y parle beaucoup et, de nos jours, le cinéma est davantage caractérisé par de grands silences et des images à l’état pur alors qu’ici il n’y a même pas d’effets spéciaux”.

González, qui est licenciée en Philologie, admet qu’elle est incapable d’expliquer pourquoi le film “ passe du présent au passé et du passé au présent; je le sentais ainsi, c’est tout ce que je peux dire. C’est un film très personnel, très fermé, le décort n’est pas naturel (plage, soleil, le Morro) et j’avais peur que ça ne fonctionne pas, mais, à mon grand étonnement, ça a marché”.

Après avoir visionné le film plusieurs fois, ajoute-t-elle, j’ai pu m’apercevoir des erreurs d’actuation. J’aurais pu améliorer certains aspects du film mais « ça y est, il est lancé; il est dans le circuit maintenant; il a été bien accueilli et a gagné quelques prix, comme le Caracol », décerné par l’Union des Écrivains et Artistes de Cuba (Uneac).

Dans le cinéma cubain, on peut compter les réalisatrices sur les doigts de la main, conclut González, qui est déjà en train de préparer un second film qui s’intitulera “Le Coin du monde”, basé sur le roman  de Milene Fernández Pintado.

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