Agence de Presse de l'Amérique Latine

Des congressistes préoccupés par les assassinats de leaders sociaux en Colombie

Bogotá, 9 janvier (Prensa Latina) La Commission de Paix du Congrès de la République de Colombie a fait part de sa sérieuse préoccupation quant à l´escalade de crimes à l´encontre de leaders sociaux depuis le début de l´année.


Par le biais d´un communiqué, l´entité législative a particulièrement mise en garde contre l´augmentation des menaces pour les défenseurs des droits de l´Homme dans les départements du Cauca, Choco, Valle del Cauca, Caqueta, Norte de Santander, Antioquia, Cordoba, Cesar, Meta, Nariño, Sucre et Putumayo.

Les parlementaires ont appelé à la mise en place d´un plan de protection efficace pour les leaders sociaux de la part du Ministère Public, du Ministère de la Défense, ainsi que de la part d´autres instances du gouvernement et de l´État; précisant que lors de la première semaine de l´année sept leaders sociaux ont été assassinés.

Ils ont insisté pour que des mesures soient prises "pour éviter que ce génocide continue devant nous sans que la société n´agisse".

La Commission de Paix a également tiré la sonnette d´alarme quant aux assassinats d´ex-guérilléros des anciennes Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple.

Les législateurs ont à ce sujet souligné que doit être garantie l´intégrité physique de ceux qui ont déposé les armes pour se réincorporé à la société civile, comme le stipule l´Accord de Paix négocié à La Havane.

Ils ont également signalé qu´une présence plus importante de l´État dans les territoires touchés par le conflit armé est nécessaire, et ce notamment pour empêcher que le narcotrafic et le crime organisé ne prennent le contrôle de ces zones.

"Nous convoquons toute la société à rejeter fermement ces actes de violence, leur impunité, puis à réclamer la défense de la vie, la paix, la justice et la solidarité avec les leaders sociaux", signale le document ratifié par les congressistes.

Selon le sénateur Ivan Cepeda, du Pôle Démocratique Alternatif, ce qu´il se passe actuellement "est un attentat contre le processus de paix car certains cherchent à éliminer de manière systématique ceux qui participent à la mise en place des accords".

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