Agence de Presse de l'Amérique Latine

Russie: Londres viole la Charte de l'ONU dans l'affaire vénézuélienne

Moscou, 5 février (Prensa Latina) Bien qu'il soit membre permanent du Conseil de Sécurité, le Royaume Uni viole la Charte de l'ONU lorsqu'il s'ingère dans les affaires internes du Venezuela en reconnaissant comme président en charge du pays une personne qui s'est autoproclamée à ce poste et qui n'est que membre d'un Parlement invalidé par le Tribunal Suprême du pays pour avoir refusé de remettre en question l'élection de trois de ses députés irrégulièrement élus.


Londres parle de renforcement  du système international en appliquant les règles existantes. En voyant l'attitude que le Royaume Uni adopte vis-à-vis du Venezuela, nous comprenons mieux qu'elles sont les règles en question, a déclaré l'ambassade russe à Londres, comme l'ont rapporté les médias.

Nous avons indiqué à plusieurs reprises que les tentatives imposées depuis l'extérieur pour déposer inconstitutionnellement le Gouvernement légitime du Venezuela sont en violation flagrante avec le Droit International et la Charte des Nations Unies, a précisé l'ambassade russe.

Dans de telles situations, la tâche de la communauté internationale - et le cas du Venezuela n'est nullement une exception-  consiste à encourager la recherche d'un entendement mutuel entre les forces qui s'opposent à l'intérieur d'un pays, poursuit l'ambassade.

En ce qui nous concerne, nous allons continuer à défendre le Droit International et à soutenir les initiatives utiles proposées par des pays sud-américains comme l'Uruguay et le Mexique, initiatives dont le but est de créer les conditions d'un dialogue national au Venezuela, affirme ce communiqué officiel de l'ambassade russe.

De son côté, le représentant russe auprès de l'Union Européenne, Vladimir Chizhov, juge positive  l'éventuelle rencontre à Montevideo entre l'Uruguay et l'Union Européenne, qui pourrait servir de groupe de contact international pour le Venezuela.

Ainsi que le rapporte la presse vénézuélienne, le président légitime du Venezuela, Nicolàs Maduro, a accepté la possibilité de tenir des élections parlementaires anticipées et il a proposé le dialogue au milieu de ce coup  d'État organisé et réalisé avec le soutien des États-Unis.

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