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Colombie: un mouvement demande que les dirigeants sociaux et les anciens guérilleros des FARC-EP soient protégés

Bogotá, 17 avril (Prensa Latina) Le mouvement "Defendamos la Paz" ("Défendons la Paix") exige que le Gouvernement du pays garantisse la sécurité et l'intégrité physique des anciens combattants des FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple) et des personnes dirigeant les mouvements sociaux dans le pays.


"Defendamos la Paz" a vu le jour en février dernier. Le but de l'organisation est d'encourager la mise en application  de l'Accord négocié à La Havane entre l'État colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP), converties par la suite en un parti politique légal ayant quasiment le même acronyme: Force Alternative Révolutionnaire Commune (FARC).

"Defendamos la Paz" est composé d'anciens participants aux négociations de paix, d'universitaires, de dirigeants politiques de divers partis, d'intellectuels réputés et de défenseurs des droits de l'Homme.

Dans une déclaration diffusée à Bogotá, cette organisation a fait remarquer que, depuis le début de cette année, une cinquantaine de leaders de communautés -surtout indigènes-,  des paysans et des citoyens afro-descendants ont été assassinés.

Le même sort a été réservé  à plus de 500 dirigeants sociaux et plus d´une centaine d´anciens combattants des FARC-EP depuis la signature de l'Accord  Paix en novembre 2016, ajoute le communiqué.

Ce qui est en train d'arriver en Colombie est un véritable crime contre la paix, alors qu'en même temps, la crise humanitaire devient plus profonde dans des régions traditionnellement négligées par l'État, indique "Defendamos la Paz".

Il est important que le Gouvernement mette en place un plan d'action pour démanteler les associations criminelles qui portent atteinte à la paix en Colombie.

"Defendamos la Paz" demande aussi aux pouvoirs publics d'accélérer les enquêtes, les mise en accusation et les condamnations des auteurs de l'élimination des tous ces leaders sociaux.

"Nous demandons également au président de notre pays", Iván Duque, "d'intervenir de manière urgente, globale et efficace auprès des communautés rurales et de mettre à leur disposition le budget nécessaire pour améliorer leurs conditions de vie.

Le communiqué de "Defendamos la Paz" se termine par une dernière requête: que le Gouvernement reprenne le chemin du dialogue avec la guérilla de l'ELN ("Ejercito de Liberación Nacional", "Armée de Libération Nationale") afin de parvenir enfin à une paix durable et totale en Colombie.

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