Agence de Presse de l'Amérique Latine

L'Amérique Latine est présente sur les écrans du Festival de Cannes

Paris, 20 mai (Prensa Latina) En cette fin de semaine, l'Amérique Latine a fait vivre sur les écrans du Festival de Cannes certains de ses thèmes et de ses combats les plus actuels grâce à deux documentaires: "La cordillère des rêves" (Chili) et "Il faut que cela devienne loi" (Argentine).


Ces deux films étaient présentés hors compétition mais ils ont reçu un accueil enthousiaste de la part des festivaliers.

Dans "La cordillère des rêves", le chilien Patricio Guzmán, utilise les Andes pour faire revivre ses souvenirs d'enfance, ce qui l'amène a raconter plusieurs épisodes de l'histoire de son pays, comme le coup d'État de 1973 par Augusto Pinochet et la répression des années de dictature.

Ce film clôture la trilogie débutée par "Nostalgie de la Lumière" (2010) et "Le bouton de nacre" (2015) d'un réalisateur qui, bien qu'il vive à l'étranger depuis quelques années, a consacré son œuvre à son pays.

Le second film, "Il faut que cela devienne loi" est réalisé par Juan Solanas et il a pour thème la légalisation de l'avortement en Argentine.

Avant d'être plébiscité à l'écran, l'équipe du film avait déjà fait sensation en défilant sur le tapis rouge du festival, foulard vert noué autour du cou, comme le portent les militantes et militants pour "la légalisation et la gratuité de l'avortement".

Pedro Almodovar et Pénélope Cruz portaient également ce foulard vert, devenu le symbole de la cause, et se sont ainsi joints à cette initiative.

En Argentine, comme dans beaucoup d'autres pays de la région, l'interruption de grossesse n'est autorisée qu'en cas de viol, ou si l'accouchement présent un risque pour la vie de la mère.

Ce combat pour la légalisation a mobilisé des milliers d'argentines et d'argentins comme en témoigne ce documentaire.

Le Festival de Cannes, l'un des festivals de cinéma les plus prestigieux au monde, a débuté mardi dernier et ne fermera ses portes que le 25 mai.

Peo/mem/lmg