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Les États-Unis pourraient présenter un plan pour envoyer davantage de troupes au Moyen-Orient

Washington, 23 mai (Prensa Latina) Alors que la tension avec l’Iran s’aggrave, la presse et les médias nord-américains ont fait savoir que le Département de La Défense des États-Unis présentera aujourd’hui un plan à la Maison Blanche pour envoyer jusqu’à dix mille soldats supplémentaires au Moyen-Orient.


La chaîne de télévision CNN et l’agence Associated Press citent trois fonctionnaires spécialisés sur ce sujet selon lesquels, pour le moment, aucune décision définitive n’a été prise sur ce déploiement et on ignore toujours si l’administration a l’intention d’envoyer tous ces effectifs d’un coup.

Certains partiraient rapidement et seraient utilisés comme moyen de dissuasion, d’autres seraient seulement envoyés si la situation entre les deux pays s’aggravait et que les États-Unis croyaient que l’attaque allait être imminente, selon CNN.

D’après les mêmes sources, cette mesure ne correspond à aucune nouvelle menace. Son objectif est uniquement de renforcer la sécurité dans la région. Leur rôle serait donc défensif.

Ces trois fonctionnaires croient également savoir que l’envoi de missiles Patriot, ainsi que de navires et de troupes supplémentaires afin de surveiller et contrôler l’Iran serait à l’étude.

La réunion de ce jeudi, à laquelle il n’est pas certain que participera le président des États-Unis, Donald Trump, aura lieu dans un contexte bien spécial puisque ce dernier a haussé le ton, dimanche dernier, lorsqu’il a averti l’Iran qu’un conflit entre les deux pays signifierait « la fin officielle » de la nation perse.

Depuis que, il y a un an déjà, Trump a décidé que les États-Unis se retireraient de l’accord signé en 2015 ente Téhéran et six autres puissances, les tensions bilatérales n’ont fait qu’empirer, notamment en raison des sanctions imposées par Washington.

Ces dernières semaines, le Gouvernement nord-américain a déclaré, sans présenter de preuves, qu’il avait des informations selon lesquelles l’Iran était en train de mobiliser de puissantes forces en Irak et en Syrie pour attaquer les troupes nord-américaines.

Cet argument a été invoqué pour la première fois en début de mois lorsque le conseiller a la Sécurité Nationale, John Bolton, a annoncé le déploiement au Moyen-Orient d’un groupe de combat comprenant le porte-avions USS Abraham Lincoln et plusieurs bombardiers afin de faire parvenir à l’Iran « un message clair et sans ambiguïté ».

Selon CNN, il est probable que le résultat de la réunion d’aujourd’hui ravivera les débats au sujet des objectifs de l’administration nord-américaine, seulement deux jours après que le secrétaire à La Défense par intérim, Patrick Shanahan, ait déclaré au Capitole que les États-Unis ne veulent pas que la situation s’aggrave et ne cherchent pas la guerre.

De nombreux membres du Congrès se montrent sceptiques sur la politique de l’administration Trump envers l’Iran. Ils se demandent si, en fait, elle répond à de véritables menaces de la part de la nation perse ou si, plutôt, Washington n’est pas en train d’essayer d’aggraver la situation afin d’entrer en guerre avec l’Iran, estime le journal « Military Times ».

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