Agence de Presse de l'Amérique Latine

"La distorsion de l'internationalisme de Cuba par les États-Unis est inacceptable"

Moscou, 25 juin (Prensa Latina) Veronica Krasheninnikova, membre de la Chambre Publique de la Fédération de Russie, a qualifié hier les accusations portées par les États-Unis contre Cuba dans son rapport "La Traite des Personnes en 2019" d' "outil supplémentaire servant à justifier les mesures de Washington contre l'île".


Le dit-rapport (qui  a l'approbation de Washington) a la prétention de vouloir déformer le sens humain, l'altruisme et la solidarité internationale de l'aide médicale portée par Cuba à des dizaines de pays et il voudrait transformer cette solidarité en une affaire de traite humaine, a déclaré Veronica Krasneninnikova.

"Par de telles manœuvres, Washington voudrait jeter un voile sur les problèmes mondiaux urgents et -pire encore- tromper l'opinion publique sur ceux qui en sont véritablement la cause", a-t-elle expliqué à PrensaLatina.

"Les États-Unis se rendent responsables d'invasions, de harcèlement; ils ouvrent des prisons secrètes où l'on torture avec l'aval du gouvernement nord-américain et de ses agences", dénonce Krashenennikova, en condamnant ce rapport élaboré par la Maison Blanche.

"Les invasions conduites par les États-Unis ont amené la destruction des institutions et de l'ordre public dans de nombreux pays, ce qui a provoqué des milliers de morts et a eu pour conséquence la traite des personnes et la faim, comme c'est le cas, par exemple, en Libye, en Afghanistan, en Irak, au Yemen et dans d'autres pays", a-t-elle rappelé.

"Le gouvernement nord-américain n'a aucun droit légal de juger les autres pays. Et encore moins le droit moral", a affirmé fermement cette éminente politologue russe.

D'après les allégations du rapport publié par le Département d'État le 20 juin dernier, Cuba "ne remplit pas complètement les conditions minimales pour éliminer la traite humaine et ne fait pas suffisamment d'efforts dans ce sens".

Tout comme la députée russe, María Luisa Ramos, l'ancienne vice-ministre bolivienne des Affaires Étrangères, condamne de manière énergique ce rapport élaboré par Washington. Il est de la première importance, estime-t-elle, de dénoncer ces tentatives de la Maison Blanche pour déstructurer des valeurs comme la solidarité et le travail humanitaire qui ont été présentes tout au long de l'histoire.

Lorsque Washington accuse Cuba de soumettre ses missions médicales à un "travail forcé", en réalité, ce que le gouvernement nord-américain essaie de faire c'est de transformer des concepts et de changer le sens des mots solidarité et coopération, précise María Luisa Ramos.

"La solidarité envers les plus nécessiteux et les plus désemparés est un acte noble qui ne pourra jamais être rabaissé au même niveau que la traite humaine", a-t-elle assuré.

"Nous devons mettre la communauté internationale en garde: la véritable intention des États-Unis en publiant ce rapport est de durcir le blocus contre Cuba", a-t-elle conclu.

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