Agence de Presse de l'Amérique Latine

Colombie : la FARC avertit que le Gouvernement lui retire des éléments de protection

Bogota, 5 septembre (Prensa Latina) Le parti de la Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC) a dénoncé le retrait par le gouvernement colombien d’éléments de protection des schémas de sécurité de cette formation politique.


Tandis que les menaces augmentent, nous alertons sur cette mesure inexplicable du Gouvernement, qui enlève des éléments de protection aux dispositifs de sécurité de notre parti, a indiqué la FARC via son compte Twitter.

Qui peut l’expliquer, alors que les menaces et les risques augmentent, le Gouvernement décide de retirer toutes les armes de soutien de nos dispositifs, a déclaré le président du parti, Rodrigo Londoño, qui a réaffirmé que plus de 90 pour cent des anciens guérilleros restent engagés dans le processus de paix.

Cette allégation est connue une semaine après que d´anciens dirigeants des ex-Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP) ont annoncé par vidéo le début d’une nouvelle phase de lutte en réponse à la 'trahison de l’État colombien envers les Accords de Paix'.

Dans les images diffusées par les médias, Ivan Márquez a été vu avec JesúsSantrich et Hernán Darío Velásquez.

'Notre objectif stratégique est la paix de la Colombie avec la justice sociale (...) c’est notre drapeau, le drapeau de la paix', a déclaré Marquez.

Il a également dénoncé la poursuite de l’assassinat de dirigeants sociaux et d’ex-combattants démobilisés ainsi que les grands problèmes qui affectent le pays sud-américain comme certaines des causes du retour à la lutte armée.

Selon un rapport de la Fondation Paix et Réconciliation, entre le 24 novembre 2016 (date de la signature de l’Accord de Paix et le 12 août 2019) 106 meurtres d’anciens guérilleros qui avançaient dans leur réinsertion à la vie civile ont été enregistrés.

Ces personnes intervenaient dans différents contextes professionnels et éducatifs et jouaient un rôle de premier plan dans leur communauté pour la défense de la paix, de l’environnement, de la mise en œuvre de l’Accord, entre autres. Jusqu’à présent, 26 membres de leur famille ont été également assassinés, précise le rapport.

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