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Temer reconnaît un complot contre Rousseff, mais nie sa participation

Brasilia, 18 septembre (Prensa Latina) L’ex-présidente Dilma Rousseff a dénoncé hier que, bien que l’ancien mandataire Michel Temer (2016-2019) ait reconnu le coup d’État contre son gouvernement, il a refusé de commenter que ce complot avait pour but d’enrôler le Brésil dans le néolibéralisme et a nié sa participation.


Lors d’une interview diffusée avant-hier soir par la chaine Televicion Cultura, Temer a pour la première fois qualifié le scandale parlementaire contre Rousseff en 2016 de coup d’État.

Le politicien, arrêté deux fois cette année pour corruption, a déclaré qu’il n’avait jamais soutenu le coup d’État.

'Temer a commis un nouvel acte de sincérité hier à Roda Viva (émission de TV Cultura). Il a admis que j’avais été victime d’un coup d’État et a déclaré que si (l´ancien président Luiz Inácio) Lula (da Silva) était entré dans mon gouvernement, il n’y aurait pas eu d´impeachment (procès politique)', a écrit Rousseff sur le réseau social Twitter.

Toutefois, a ajouté l’ancienne chef d’État (2011-2016), « Temer n’a pas dit que le coup d’État de 2016 avait pour but de replacer le Brésil dans le néolibéralisme. Et bien sûr, il a nié avoir participé directement au coup d’État ».

Rousseff précise en outre dans le texte que Temer n’a fait 'aucune mention de ses deux assistants les plus proches : Moreira Franco et Elisha Padilha'.

Le 1 janvier dernier, Temer a remis le pouvoir à l’homme politique d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et répond maintenant en liberté aux accusations à son encontre.

Sans aucune preuve de corruption ou de crimes de responsabilité, Rousseff a été démise de ses fonctions il y a trois ans, et avec elle le Parti des Travailleurs et d’autres forces de gauche. Des gouvernements et mouvements politiques et sociaux considèrent le coup d’État parlementaire comme un acte méprisant la volonté souveraine du peuple qui l’avait élue.

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