Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba au Titicaca, le lac des nuages

Par Adalys Pilar Mireles

Copacabana, Bolivie, 26 septembre (Prensa Latina) Admirer le Titicaca, appelé par son altitude le lac des nuages, est le rêve de nombreux habitants de la planète désireux de naviguer dans ses eaux comme l’ont fait les Incas à leur époque.


En arrivant dans la localité de Copacabana, la principale rive de la lagune du côté bolivien, les habitants offrent aux visiteurs des excursions en bateau pour connaître les îles voisines du Soleil, d’où on présume que partirentt les fondateurs de la ville de Cuzco.

Selon la tradition orale, cette dernière a accueilli les vierges formées là-bas dans différents métiers pour être les épouses secondaires de l’Inca ou souverain de l’empire.

Les plats typiques à base de poisson, de maïs et de pommes de terre ne manquent pas parmi les offres locales.

Nature et histoire vont de pair sur le Titicaca, situé à plus de 3000 mètres au-dessus du niveau de la mer, et dans le village environnant, qui parie sur l’avenir de son riche passé en chérissant avec zèle chaque anecdote et évidence laissée par les ancêtres.

Habitués à raconter des événements anciens, les habitants de Copacabana se souviennent de la présence de médecins cubains dans cette zone, il y a quelques années, alors qu’ils traversaient le lac pour aider les habitants des îlots voisins. Ils n’oublient pas non plus le travail d’un groupe d’ophtalmologues, qui opéraient de la vue des boliviens et des péruviens.

Beaucoup de gens venaient à la clinique, ceux d’ici et ceux du Pérou ont retrouvé la vue, ils ont guéri, a commenté à Prensa latina Angela Mamani, interviewée sur son chemin vers la cathédrale du site touristique.

Nos communautés ne sont pas riches, certaines personnes souffrent de déficiences visuelles. Je ne sais pas exactement combien une opération de la cataracte ou du ptérigium peut coûter, mais les spécialistes cubains le faisaient gratuitement, c’était une très grande contribution du frère Fidel Castro, a déclaré le maire, Félix Pedro Nina.

Le programme ophtalmologique Mision Milagro (Mission Miracle) a débuté dans cette nation sud-américaine en 2005 à la suite d’un accord de collaboration bilatérale.

Cet accord a également permis l’envoi de brigades médicales dans des endroits reculés ou difficiles d’accès, ainsi que l’octroi d’environ cinq mille bourses à de jeunes boliviens pour étudier la médecine dans la plus grande des Antilles.

« Actuellement, ils (les médecins cubains) continuent d’opérer à El Alto (à côté de La Paz), à environ 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer, nous voudrions que cette coopération en matière de santé perdure », a ajouté Nina.

Pendant 13 ans de travail en Bolivie, les spécialistes du pays caribéen ont effectué plus de 719 mille opérations de la vue sur des patients nationaux et des résidents des pays voisins.

Outre les ruines situées sur les îles du Soleil et de la Lune, Copacabana conserve de nombreuses traces d’époques précolombiennes comme la fameuse Silla del Inca.

A une quinzaine de kilomètres de là, la culture Tiwanaku a atteint sa splendeur, liée au Titicaca, où des offrandes étaient déposées à ses divinités.

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