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Le Président du Chili criminalise les protestations à son encontre

Santiago du Chili, 21 octobre (Prensa Latina) Le président du Chili, Sebastián Piñera, a criminalisé les manifestations de masse à son encontre et déclaré que le pays est aujourd’hui confronté à une guerre.


Pour tenter de stigmatiser les manifestants et de détourner l’attention de l’opinion publique sur le véritable contexte des manifestations, le mandataire a déclaré, depuis la garnison militaire de Santiago du Chili, que la nation austral  fait face à une guerre contre un 'ennemi puissant'.

Piñera a réaffirmé qu’il ne laisserait pas les « vandales » déstabiliser l’ordre et la démocratie dans le pays, sous-entendant que les manifestants sont des criminels contre lesquels il faut s’attaquer avec toute la force nécessaire, comme il l’a fait jusqu’à présent.

Certaines sources ont assuré à la presse que derrière les attaques et les actes de vandalisme se trouvaient des éléments infiltrés de la droite chilienne afin de justifier l’usage aveugle de la force par le Gouvernement.

L’Institut National des Droits de l’Homme (INDH) a dénoncé  la veille que, depuis le début des manifestations, il y a eu près d’une centaine de blessés et plusieurs tortures psychologiques et physiques lors des arrestations.

Sergio Micco, fonctionnaire de cet organisme, a expliqué que parmi les blessés, neuf sont dans un état très grave et parmi les personnes arrêtées, 151 sont des hommes, 61 des femmes et 71 des enfants et des adolescents, d’après les témoignages recueillis par les professionnels de l’Institut.

Il a indiqué qu’il y avait plusieurs plaintes pour violences policières dans lesquelles les détenus accusaient les forces de police d’usage excessif de la force, d´humiliations, de mauvais traitements, de coups portés au visage, de tortures, de femmes et hommes mis à nu, d´abus sexuels, entre autre.

Les analystes et les manifestants s’accordent à  dire que ce qui se passe aujourd’hui dans le pays est le résultat des politiques néolibérales mises en place par le gouvernement de Piñeira et que ce ne sont que les premiers signes de ce qui va se produire.

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