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Cuba ratifie en France son soutien aux investisseurs étrangers

Paris, 6 décembre (Prensa Latina) Le ministre cubain du Commerce Extérieur et de l’Investissement Etranger, Rodrigo Malmierca, a confirmé aujourd’hui son soutien aux entrepreneurs étrangers qui font des affaires sur l’île, au milieu de l’hostilité croissante des États-Unis.


Avec les lois existantes, nous soutiendrons les entités françaises et d’autres parties du monde assiégées par la composante extraterritoriale du blocus étasunien, a-t-il souligné lors de la clôture de la IVe Session de la Commission Économique et Commerciale Franco- Cubaine.

Lors de déclarations à la presse avec le secrétaire d’État français au Commerce Extérieur et au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, Malmierca a souligné l’importance de l’accompagnement de la communauté internationale au peuple de la plus grande des Antilles dans ses efforts pour poursuivre la voie choisie pour son développement économique et la défense de son indépendance.

Nous sommes heureux de savoir que nous ne sommes pas seuls, car en Europe et sous toutes les latitudes, la lutte contre le blocus économique, commercial et financier en vigueur depuis 60 ans continue, a-t-il déclaré au siège de la chancellerie où Paris et La Havane ont signé de nouveaux accords de coopération.

Le ministre cubain s’est félicité de la signature d'un mécanisme de garantie de coopération à moyen et à long terme, qui permettra d’entreprendre des projets conjoints, en plus de deux instruments de financement ayant un impact sur la culture, le tourisme et la reconstruction des régions des Caraïbes frappées par l’ouragan Irma en 2017.

Pour Malmierca, les réunions et les accords conclus dans le cadre de la commission bilatérale et de la 4e réunion du comité d’orientation stratégique démontrent la consolidation et l’efficacité accrue des deux initiatives.

Il a également annoncé qu’en avril ou en mai de l’année prochaine, un groupe d’hommes d’affaires français se rendrait sur l’île, en coordination avec Medef International, un réseau privé créé en 1989 pour renforcer la présence des compagnies françaises dans le monde, et en particulier dans les pays en développement.

De son côté, après la signature des instruments de coopération, Lemoyne a exprimé le rejet par son pays du blocus étasunien et de sa portée extraterritoriale.

Avec notre vote à l’ONU, nous avons confirmé cette position, a-t-il précisé, en référence à l’adoption il y a un mois par l’Assemblée Générale d’une résolution demandant la fin du blocus de l’île, soutenu par 187 nations.

Le fonctionnaire a reconnu le scénario complexe des liens avec Cuba, face au renforcement de la politique hostile de Washington et à sa composante extraterritoriale.

La France et ses partenaires européens sont déterminés à utiliser les instruments disponibles pour protéger les activités économiques et les investissements légitimes de leurs citoyens et entreprises sur l’île, a-t-il déclaré.

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