Agence de Presse de l'Amérique Latine

La Felap condamne le blocage de comptes Twitter de l´agence Prensa Latina

Buenos Aires, 24 mars (Prensa Latina) La Fédération latino-américaine des journalistes (Felap) a condamné aujourd’hui Twitter pour avoir bloqué le compte de l’Agence latino-américaine d’information Prensa Latina et d’au moins trois de ses journalistes dans le cadre de l’offensive étasunienne contre Cuba.


'Il est inconcevable que l’on veuille faire taire le travail d’information de Prensa Latina par le biais de ce réseau social, alors que les États-Unis prétendent être le porte-drapeau de la liberté dans le monde', a déclaré l’organisation continentale.

Le président de la Felap, Juan Carlos Camaño, et le secrétaire général, Nelson del Castillo, ont soutenu que le blocage des comptes sur Twitter de Prensa Latina (@Presse Latina_cu), de son président Luis E. González et des éditeurs Luisa M. Gonzales et Fausto Triana est une agression grossière au journalisme libre.

La Felap s’élève contre cette nouvelle agression contre Cuba au moment où le monde a besoin d’être informé de la réalité qui l’affecte avec le coronavirus, combat dans lequel la nation antillaise se place à l’avant-garde avec ses médecins, ont déclaré les dirigeants.

Camaño et Del Castillo ont exhorté leurs organisations membres et les personnes ayant une véritable vocation démocratique à condamner un tel acte de censure qui contredit la défense proclamée par les États-Unis de la liberté de la presse, alors qu´ils renforcent leur blocus contre Cuba dans différentes directions.

'Nous exigeons que Twitter lève la censure contre Prensa Latina et tous les médias cubains', a ratifié la Felap.

Prensa Latina a déclaré qu’après plusieurs semaines passées à demander des codes de vérification plus d’une fois par jour, Twitter a restreint les fonctions du profil de l´agence, où plus de 109.000 utilisateurs étaient constamment informés sur les nouvelles les plus importantes dans l’île des caraïbes et dans le monde.

Dans le cas du président de Prensa Latina, c’est le troisième compte suspendu en moins de deux ans, ce dernier comptant plus de 500 souscriptions et les précédents plus de 2000.

Twitter suspend les comptes au milieu d’une large couverture médiatique concernant l’expansion mondiale du Covid-19, et alors que Cuba démontre sa solidarité avec le monde et tient ses citoyens informés des mesures prises pour lutter contre cette maladie.

La vocation humaniste du peuple et du gouvernement de la plus grande des Antilles a notamment fait la une de plusieurs journaux il y a quelques jours à peine lorsque les portes de l’île ont été ouvertes pour accueillir le paquebot de croisière britannique MS Braemar, qui transportait 682 passagers et 381 membres d’équipage avec cinq cas positifs au coronavirus et plusieurs en quarantaine pour des symptômes d´infection.

Des milliers de publications ont comblé les réseaux sociaux en remerciant Cuba pour ce geste altruiste et tant d’autres le font aujourd’hui pour les décisions d’envoyer des brigades médicales dans des pays touchés comme l’Italie, le Nicaragua, le Venezuela, le Suriname, la Grenade et la Jamaïque.

Il est opportun de préciser que le compte de Prensa Latina en français sur Facebook a également été interdit à de nombreuses reprises de partager des liens et articles avec des amis ou des groupes divers.


Peo/leg/nrm