Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le HCR est préoccupé par la situation des apatrides face au Covid-19

Genève, Suisse, 12 mai (Prensa Latina) L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a attiré hier l’attention sur le sort de millions de personnes apatrides et a publié un guide de recommandations pour assurer leur assistance face au Covid-19.

 'En l’absence de citoyenneté, les apatrides n’ont souvent pas accès aux services essentiels, y compris aux soins médicaux, et ils peuvent également se voir refuser ou entraver l’accès aux tests et aux traitements', a averti le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Le responsable de cet organisme, Filippo Grandi, a ajouté que d’autres pourraient s’abstenir d’accéder aux services de crainte que leur statut ne les expose au risque d’arrestation ou d’expulsion. Il faut répéter que l’exclusion ne profite à personne, et encore moins à l’effort global pour contenir le virus. La pandémie ne peut être vaincue que si tout le monde, quel que soit le statut légal, est inclus dans la réponse, a-t-il ajouté.

Selon Grandi, environ 3,9 millions d’apatrides apparaissent dans les rapports de 78 pays, mais il est probable que le nombre réel soit beaucoup plus élevé, et il a appelé à garantir leur inclusion dans les campagnes d’information sur le Covid-19 et de prendre en compte les préférences de localisation, langue et communication.

Il a rappelé que ce statut laissait de nombreuses personnes marginalisées sur les plans politique et économique, victimes de discrimination et vulnérables à l’exploitation et aux abus.

Le HCR a demandé dans son guide des politiques et des bonnes pratiques à l’intention des gouvernements que les mesures de lutte contre la pandémie n’alimentent pas la xénophobie et la discrimination raciale.

Il a également préconisé de ne pas les placer en détention provisoire et d’envisager la libération de ceux qui le sont pour des raisons liées à leur statut d’apatrides.

Comme autre élément, le HCR a proposé des mesures de soutien financier à tous les résidents du territoire qui remplissent les critères de vulnérabilité, quel que soit leur statut légal.

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