Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba travaille pour éviter la phase endémique du Covid-19

La Havane, 6 juin (Prensa Latina) Cuba travaille pour contrôler et éliminer la transmission du Covid-19 dans le but d’éviter la phase endémique et pour que cette maladie n’apparaisse que rarement, ont affirmé aujourd’hui les autorités sanitaires.

Le docteur Francisco Durán, directeur d’épidémiologie du Ministère de la Santé Publique (Minsap) a expliqué lors d’une conférence de presse qu’il ne faut pas encore parler de phase endémique car il s’agirait de prévalence de la maladie pendant longtemps et de l’existence d’un canal endémique pendant des années.

Il a précisé que les autorités gouvernementales et sanitaires cubaines travaillent sans relâche pour passer à une étape où il n’y a que des preuves de cas sporadiques et quelques événements de Covid-19 rapidement détectés et contrôlés, afin que cela ne se produise pas comme pour d’autres pathologies telles que la diarrhée ou les affections respiratoires aiguës causées par d’autres virus.

'L’objectif est de passer progressivement à l’intégration des activités normales avec un contrôle total de l’apparition et de la transmission du SRAS-Cov-2', a-t-il affirmé.

Durán a insisté pour que cela se passe de la même manière qu’avec le paludisme à Cuba, où il est éradiqué alors qu’il se maintient dans le reste du monde comme un fléau avec des milliers de morts ; cependant, on ne signale ici que quelques cas importés chaque année, mais sans transmission.

Le spécialiste a également fait référence à des informations faisant état de lésions cutanées associées au Covid-19, provenant d’une étude espagnole sur 375 personnes diagnostiquées avec cette maladie.

La recherche décrit ces symptômes fréquents au cours du Covid-19, mais pas toujours associés à des complications plus graves, a-t-il indiqué.

Il a précisé qu’il n’a pas été possible de démontrer quel est le mécanisme qui les génère, ce qui reste à faire, et que l´on pense qu’elles sont liées à la réponse immunitaire de la personne ou au rôle de la maladie dans la facilitation de l’entrée d’autres virus comme le zona ou la pityriasis rose, symptômes qui jusqu’à présent ne sont pas fréquents dans les cas confirmés à Cuba.

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