Agence de Presse de l'Amérique Latine

L´ELN libère une caporale de l’armée colombienne

Bogota, 19 juin (Prensa Latina) Une commission composée du Défenseur des Droits, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l’Église catholique a facilité hier en Colombie la libération de Nubia Alejandra López, caporale de l’armée colombienne qui était détenue par la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN).

La libération de la sous-officier, qui se trouvait depuis 10 jours aux mains de l’ELN, a fait partie d’une opération humanitaire dans une zone rurale du département d’Arauca.

Depuis le début de l’année, le Comité international de la Croix-Rouge a facilité la libération de 15 personnes détenues par des groupes armés.

Toutes, après avoir été libérées, ont pu retrouver leurs familles et leurs proches, souligne un communiqué que le CICR a publié et dans lequel il juge essentiel de continuer à jouer son rôle humanitaire et neutre pour atténuer les souffrances causées par les conséquences du conflit et de la violence armée.

Selon Nicolas Lenssens, chef de la sous-délégation du CICR à Bucaramanga, la société vit une période d’incertitude à cause de la crise sanitaire causée par le Covid-19. C’est pourquoi nous réaffirmons notre engagement en faveur de l’aide humanitaire en Colombie et notre responsabilité dans le respect des mesures et des protocoles de soins et de prévention, a-t-il précisé.

Le CICR a facilité cette libération en tant qu’intermédiaire neutre et impartial et conformément aux principes stricts de confidentialité qui caractérisent son action humanitaire, a-t-il ajouté.

D´autre part, le parti politique Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC, issu de l´ancienne guérilla des FARC-EP) a dénoncé hier l’assassinat de l’ancien guérillero et signataire de la paix Ángel Alberto Calderón, perpétré à Puerto Asís, Putumayo.

L’assassinat a eu lieu mardi alors que Calderón se trouvait à deux kilomètres de l’Espace Territorial de Formation et de Réintégration (ETCR) dans ce département situé aux frontières de l’Équateur et du Pérou.

Selon le parti FARC, Calderón, âgé de 24 ans, était l’un des signataires de l’accord de paix en cours de réintégration et travaillait chaque jour près de l’ETCR, zone d’implantation temporaire dans laquelle les ex-combattants de l’ancienne guérilla Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) reçoivent des formations et s´adaptent à la vie civile.

La persécution des signataires de la paix ne s’arrête pas, malgré l’urgence sanitaire due à la pandémie, a dénoncé cette force politique.

Elle a averti que l’État colombien ne prenait toujours pas de mesures efficaces pour mettre un terme au massacre d’anciens guérilleros, de dirigeants sociaux et de partisans de l’accord de paix.

La mise en œuvre des mesures prévues au chapitre 3.4 de l’Accord final pour la fin du conflit et la construction d´une paix stable et durable est une obligation du Gouvernement national et la meilleure solution pour offrir des garanties à ceux qui abandonnent les armes, a affirmé la FARC.

Face aux violations de ce qui a été convenu dans le processus de paix, le parti a exigé du président du pays, Ivan Duque, d’agir en conséquence.

Face à ce fait, il a convoqué la Mission de vérification des Nations Unies, les pays garants, les organismes de contrôle, les organisations de défense des droits de l’Homme et la population en général à rejeter ces faits qui portent atteinte à la construction de la paix et à exiger du Gouvernement national qu’il respecte intégralement les dispositions de l´Accord.

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