Agence de Presse de l'Amérique Latine

Rejet des attaques des États-Unis contre la coopération médicale de Cuba

Saint John, 21 juin (Prensa Latina) La proposition de trois sénateurs des États-Unis contre la collaboration médicale de Cuba viole le droit souverain d’autres pays de conclure des accords avec cette île des Caraïbes, a déclaré l’ambassadeur d’Antigua-et-Barbuda à Washington, Ronald Sanders.

Le représentant auprès de l’Organisation des États Américains (OEA) a rappelé que le personnel médical cubain avait fait une différence importante et bénéfique dans la capacité des gouvernements à gérer le covid-19 et sa propagation.

Il n’est pas exagéré de dire que sans le personnel cubain le système de santé de plusieurs pays des Caraïbes se serait effondré, a assuré Sanders, qui est membre principal de l’Institut d’études du Commonwealth de l’Université de Londres et du Massey College de l’Université de Toronto.

Dans un article publié sur le site Caribbean News Global, le fonctionnaire a souligné que les Caraïbes, comme le reste du monde, ont besoin de coopération pour améliorer la condition humaine et non de coercition à des fins politiques.

Sanders a révélé que les sénateurs Marco Rubio et Rick Scott (Floride) et Ted Cruz (Texas), auteurs du projet, détournent les demandes de réunions de nombreux ambassadeurs des Caraïbes et proposent maintenant de punir les pays de cette région qui reçoivent l’aide du personnel médical cubain.

Le texte présenté par ces législateurs vise à ce que le Département d’État étasunien identifie les pays qui reçoivent des missions médicales cubaines comme un facteur à prendre en compte lors de la rédaction du rapport sur la « traite des personnes » dans le monde.

Cette proposition ignore la souveraineté d’autres pays pour conclure des accords avec Cuba et méprise le droit et les normes internationales, comme si les droits des Etats n’avaient pas d’importance, a précisé l’ambassadeur.

Il a ajouté que les sénateurs étaient remarquablement indifférents à l’urgence critique de la santé publique dans tous les pays des Caraïbes, en particulier au milieu de la pandémie de covid-19 et de ses effets désastreux.

Puis il a souligné que les États-Unis, malgré leurs grandes ressources, avaient du mal à répondre aux demandes que la pandémie a imposées à leur système de santé publique.

'Si les États-Unis ne peuvent pas faire face (à la maladie), comment une personne objective pourrait croire que les Caraïbes peuvent le faire sans aide', a-t-il questionné.

Dans son article, Sanders a également rejeté l’argument selon lequel recevoir de l’aide de Cuba est lié à une prétendue traite de personnes pour un travail forcé.

À cet égard, il a déclaré que les pays des Caraïbes n’ont pas eu d’expérience qui corrobore cette opinion et a réaffirmé que 'le personnel médical cubain a agi avec professionnalisme, en s’intégrant bien avec les équipes médicales locales et en transmettant leurs connaissances et expérience'.

Le diplomate a souligné que les Caraïbes doivent contrôler le Covid-19, non seulement pour sauver des vies dans leurs communautés, mais aussi pour sauver leurs perspectives économiques, aujourd´hui comme à l’avenir.

Il a en ce sens signalé que l’assistance cubaine dans ce domaine a plus de 30 ans d´existence et obéit à des accords négociés et établis dans des contrats qui incluent la formation à Cuba de professionnels avec des 'bourses que les états voisins les plus riches n’ont pas offert '.

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