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La Cepal insiste sur l’égalité pour améliorer la reprise post-Covid-19

Santiago du Chili, 23 juillet (Prensa Latina) Les effets positifs de l’égalité pour une meilleure reprise après la pandémie de Covid-19 ont été soulignés aujourd’hui par la secrétaire exécutive de la Cepal, Alicia Bárcena, lors d’un événement de haut niveau de l’ONU.

La haute fonctionnaire de la Commission économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal) est intervenue par voie télématique depuis cette capitale lors de l’événement intitulé Mieux se relever: défis et opportunités économiques et sociales, organisé par le Département des Affaires Économiques et Sociales de l’ONU.

Dans son intervention, Bárcena a souligné qu´ une meilleure reprise en Amérique Latine et dans les Caraïbes signifie de le faire sur un pied d’égalité, mais une égalité considérée comme un objectif de développement économique, dont l’impact doit être reflété sur la productivité, la croissance et la diversification économique par le développement des capacités humaines.

Elle a signalé que l’égalité était également nécessaire pour l’élaboration des politiques dans le renforcement des institutions et a affirmé que la pandémie avait montré qu’il était urgent de procéder à des changements structurels dans la région et que l’intervention de l’État était cruciale pour la protection sociale et l’inclusion sociale, car le marché ne contribuera pas à égaliser la société.

Elle a également indiqué que la pandémie avait mis en évidence les vulnérabilités du modèle de mondialisation et la fragmentation des chaînes de valeur productives.

« Nous venions d’un monde déjà plus inégalitaire, avec un multilatéralisme affaibli par des rivalités géopolitiques, auquel s’ajoutent le changement climatique et une économie basée sur les combustibles fossiles. En Amérique Latine et dans les Caraïbes aussi, nous venons d’une société qui a moins confiance dans ses gouvernements, ce qui a affecté la légitimité de la démocratie », a-t-elle indiqué.

Pour parvenir à une plus grande égalité, il faut une protection sociale universelle, qu’elle a qualifiée de point clé, et a cité comme exemple des pays de la région comme Cuba, le Costa Rica et l’Uruguay, qui ont réussi à mettre en place des systèmes de santé plus inclusifs.

De même, Bárcena a souligné l’importance de systèmes fiscaux et de redistribution des revenus plus progressifs et universels, avec un rôle de l’État plus fort pour une réforme fiscale, et a précisé que les riches devraient payer plus.

La haute fonctionnaire de l’ONU a également déclaré qu’une « plus grande intégration régionale est nécessaire, car le monde post-pandémie sera un monde de régions et de blocs. C’est pourquoi nous devons agir ensemble dans notre région ».

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