Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un site nord-américain alerte sur une nouvelle tentative de coup d’État au Nicaragua

Managua, 15 août (Prensa Latina) Le portail nord-américain Grayzon a alerté sur la possibilité qu’une nouvelle tentative de coup d’État soit en cours aujourd’hui au Nicaragua, avec la complicité et le soutien de Washington.

Un reportage du célèbre journaliste et rédacteur en chef de ce média, Ben Norton, a fait état de la rencontre, marquée par son ingérence, que Michael Kozak, sous-secrétaire du département d’État de l’administration Trump, a tenue mardi dernier avec trois groupes d’opposition.

La réunion du sous-secrétaire d’État par intérim aux affaires de l’hémisphère occidental avec des groupes d’opposition politique au Nicaragua montre ouvertement au monde qu’ils préparent une nouvelle tentative de coup d’État pour renverser le gouvernement socialiste démocratiquement élu du Nicaragua, a noté l’article.

Norton estime que les réunions de Kozak et les reproches formulés à l’opposition pour ses divisions internes, en plus des instructions sur la manière d’agir, font suite à une tentative de coup d’État violente soutenue par les États-Unis en 2018, « car l’immixtion n’est jamais terminée ».

Selon le site, après la réunion, convoquée d’urgence par le haut responsable du Département d’État, une nouvelle lutte interne est en cours au sein de l’opposition nicaraguayenne.

D’une part, il y a les plus fondamentalistes, qui sont restés ancrés dans le discours de 2018 et qui misent encore sur des élections anticipées, des gouvernements de transition, des conseils de gouvernement, des blocages et des agressions externes tout en refusant la possibilité de se diriger vers un processus électoral constitutionnel.

Puis se trouve le secteur provenant des ONG (Alliance civique et Unité nationale Bleu et Blanc –UNAB), et des éléments réalistes des partis politiques traditionnels, qui ont reçu de Kozak l’ordre de participer aux prochaines élections de novembre 2021.

L’activiste Félix Maradiaga a admis que son groupe (UNAB) n’était pas sûr de participer aux élections, mais le sous-secrétaire a insisté pour qu’ils participent à ces élections et qu’il est temps de commencer à choisir les candidats potentiels, selon le média numérique.

Maintenant, la dispute à venir dans le monde de l’opposition est de savoir qui sera sur les listes de candidats aux postes électifs, a conclu Grayzone.

peo/mem/fgn