Agence de Presse de l'Amérique Latine

Hommage au diplomate cubain assassiné à New York il y a 40 ans

Nations Unies, 11 septembre (Prensa Latina) La mission de Cuba auprès de l’ONU commémore aujourd’hui avec tristesse et indignation la mort du diplomate de l’île Félix Garcia, le premier représentant étranger auprès de l’organisme multilatéral assassiné aux États-Unis.

Le 11 septembre 1980, un membre de l’organisation terroriste anti-cubaine Omega 7 a ouvert le feu sur le diplomate âgé de 41 ans alors qu’il se trouvait dans sa voiture, arrêté à un feu rouge du quartier new-yorkais du Queens.

Ce jour-là, Garcia avait rencontré des amis chiliens pour commémorer la résistance de Salvador Allende au coup d’État du dictateur Augusto Pinochet, qui avait ordonné le 11 septembre 1973 le bombardement du Palais de la Moneda alors que le président et plusieurs personnes se trouvaient à l’intérieur.

L’assassinat de Félix Garcia fait partie de la longue liste d’actions terroristes menées contre l’île par des groupes extrémistes basés aux États-Unis, comme l’a dénoncée la représentante de Cuba auprès des Nations Unies, Ana Silvia Rodriguez.

Au cours de la Semaine virtuelle de lutte contre le terrorisme, qui s’est tenue à l’ONU du 4 au 10 juillet dernier, l’ambassadrice a rappelé le vaste passé d’actes violents et hostiles contre son pays et organisés sur le territoire nord-américain.

Il s’agit notamment d´attaques terroristes contre des diplomates cubains désignés aux États-Unis, tant au siège de Washington que dans le bâtiment de la mission de l’île auprès des Nations Unies.

Le siège de la mission cubaine à New York a été la cible d’attaques directes à l’explosif et, aujourd’hui encore, il est souvent assiégé à plusieurs moments de l’année par des groupes anti-cubains qui menacent le personnel et entravent le fonctionnement normal de cette légation.

Des groupes et des individus qui commettent des actes terroristes contre l’île opèrent depuis des années et continuent de le faire en toute impunité sur le territoire des États-Unis, a souligné l’ambassadrice auprès de l’ONU.

Elle a ajouté que les services de détection et de répression du gouvernement nord-américain en sont pleinement conscients.

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