Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’ancien président bolivien présente un livre autobiographique en Argentine

Buenos Aires, 28 septembre (Prensa Latina) L’ancien président bolivien Evo Morales a soutenu aujourd’hui que s’il y avait une paix avec une justice sociale, il n’y aurait pas de capitalisme, en présentant le livre Ma vie, d’Orinoca au Palacio Quemado, premier tome de ses mémoires.

Lors d´une vidéoconférence organisée par le quotidien Pagina 12, qui a mis le texte à la disposition des lecteurs argentins ce dimanche, Morales a souligné que sa lutte a toujours été pour cette paix avec justice sociale.

Après avoir rappelé des anecdotes qui l’ont marqué dans ce processus idéologique qui l’a conduit à lutter pour une Bolivie libérée du néolibéralisme et à s’engager sur la voie de l’égalité et des droits pour tous, il a déclaré qu’il avait toujours compris la politique comme une science au service des plus humbles.

Morales, né dans une famille indigène pauvre, a ajouté que la politique est aussi une lutte d’intérêts, dans son cas, ils luttent pour des intérêts communs et collectifs, « c’est pourquoi nous avons de profondes différences avec le capitalisme ».

En avançant qu’il travaille sur le deuxième tome, qui recueillera ses mémoires depuis son arrivée au gouvernement en 2006 jusqu’au coup d’État dont il a été victime en novembre 2019, Morales a souligné sa confiance dans le fait que le peuple bolivien veillera et défendra le vote lors des élections du 18 octobre prochain.

En 10 mois, ils (le gouvernement de facto) ont détruit la Bolivie, a-t-il souligné lors de la présentation, assurant qu’il a beaucoup d’espoir car le peuple est le plus grand pouvoir et défendra le vote pour pouvoir garantir le retour du MAS (Mouvement Vers le Socialisme) au gouvernement.

Au cours de la présentation ont été entendus les messages de l’ex-présidente brésilienne Dilma Rousseff, de la parlementaire du Parlasur Benita Diaz, de l’ancien gouverneur de Cochabamba, Iván Canelas, et de l’intellectuelle argentine Stella Calloni.

Diaz a souligné que le livre permet de connaître un peu plus le leader qui a rendu la dignité à son peuple et a donné la voix à ces secteurs qui ont été si longtemps marginalisés alors que Canelas a souligné que le témoignage reflète un homme qui a réussi à atteindre le plus haut pouvoir en Bolivie depuis le berceau le plus pauvre.

À son tour, Calloni a déclaré que la souffrance d’Evo pour son peuple et face à l’injustice est palpable dans la biographie, puis elle s´est souvenue du moment durant lequel elle a rencontré ce jeune syndicaliste en 2005, celui qui allait devenir le premier président indigène de Bolivie.

Le livre raconte l’histoire de son peuple, d’un gouvernement qui a réussi à faire sa propre expérience économique en Amérique Latine. L’Evo humble qui nous transmet les enseignements de son peuple, a souligné Calloni.

Enfin, l’auteur du prologue, Luis Burschtein, a souligné que Ma vie, d´Orinoca au Palacio Quemado, est le vécu d’un homme qui est devenu le président le plus important des 100 dernières années de la Bolivie et l’un des plus importants de toute l’histoire de ce pays.

peo/Jha/may