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Pérez Esquivel condamne la violence contre la délégation argentine en Bolivie

Buenos Aires, 17 octobre (Prensa Latina) Le prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel a exprimé aujourd’hui sa condamnation et sa répudiation des mauvais traitements et de la violence illégale contre un groupe de législateurs argentins qui se sont rendus en Bolivie en qualité d’observateurs électoraux.

Dans un message diffusé sur son compte Twitter, l’éminent défenseur des droits de l´Homme a rejeté la violence exercée par la dictature bolivienne de Jeanine Añez contre des députés et des diplomates argentins qui avaient voyagé en qualité d´observateurs électoraux, une action qui a également été condamnée par le président Alberto Fernández et plusieurs collectifs de ce pays.

Des vidéos et des images rendent compte de l’arrestation de l’un des parlementaires qui composent la délégation d´observateurs argentine, Federico Fagioli, qui, après avoir été emmené de force et arrêté, a été libéré il y a quelques heures.

'Ils ont essayé de me kidnapper. Ils ont voulu me mettre dans une camionnette qui n’était pas identifiée pour me conduire à un endroit qu’ils n´ont pas voulu préciser. Ils ont aussi frappé un collègue diplomate qui s’occupait de nous. Ils ont voulu me faire sortir du pays en me faisant signer une déclaration disant que j’avais commis des crimes contre l’humanité', a dénoncé le député à la station locale AM750.

Sous la direction du gouvernement argentin, de la chancellerie et de son ambassade à La Paz, Fagioli a finalement pu entrer dans le pays avec le reste de l’équipe d´observateurs. Le député a déclaré qu’il avait été « fiché » par la dictature bolivienne pour avoir dénoncé les violations des droits de l’Homme en Bolivie.

Ce matin, le président Alberto Fernández a dénoncé les mauvais traitements subis par les parlementaires argentins et a tenu le gouvernement de facto de Jeanine Añez pour responsable.

'Les législateurs argentins ont été maltraités en arrivant à La Paz pour accomplir leur tâche d´observateurs des élections de dimanche prochain. Il est de la responsabilité directe du gouvernement de facto de Jeanine Añez de préserver l’intégrité de la délégation argentine', a manifesté le mandataire dans un message diffusé sur twitter.

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