Agence de Presse de l'Amérique Latine

Plus de mille victimes d’enlèvement en Haïti depuis octobre

Port-au-Prince, 28 décembre (Prensa Latina) D’octobre à décembre, au moins mille personnes ont été victimes d’enlèvement en Haïti, a dénoncé aujourd’hui Anthonal Mortimé, codirecteur du Collectif Défenseurs Plus.

Le défenseur des droits humains a déploré la détérioration de la sécurité dans le pays, qui s’est particulièrement aggravée en 2020.

De janvier à ce jour, l’organisation a enregistré trois mille cas d’enlèvements, tout en admettant que les chiffres réels sont beaucoup plus élevés.

'Les droits inhérents à la personne humaine sont bafoués en Haïti', a déclaré le militant à une radio locale, soulignant que les traumatismes des victimes sont irréparables.

Mortimé a critiqué la position du gouvernement et des autorités judiciaires face au phénomène et a assuré qu’ils ne faisaient pas assez pour résoudre le problème.

Les autorités de l’État doivent envoyer des signaux clairs en vue de rétablir la paix et la tranquillité dans le pays, en plus d’assurer le bon fonctionnement des activités sociopolitiques, a-t-il souligné.

Outre les enlèvements, les assassinats et les massacres ont également explosé cette année. Le Réseau national pour la défense des droits de l’Homme (Rnddh) a signalé qu’au moins un millier de personnes avaient été tuées par des bandes armées, dont 525 dans cette capitale. La plate-forme a indiqué qu’une trentaine de policiers ont également été tués par balle depuis le début de l’année, tandis qu’une centaine de prisonniers sont morts en prison.

Et dans ce contexte de détérioration généralisée de la situation, il y a eu des cas sans précédent de violations des droits de l’Homme, a assuré la Rnddh.

Pour sa part, le gouvernement a promis de rétablir la paix et de combattre les bandes armées, tout en déployant des opérations dans des quartiers vulnérables sous l’influence de gangs.

peo/car/Ane