Agence de Presse de l'Amérique Latine

Une année funeste de plus pour les palestiniens

Par Adalys Pilar Mireles

Le Caire, 29 décembre (Prensa Latina) La militante palestinienne Amal El-Agha a déclaré aujourd’hui que 2020 restera dans les mémoires comme l’une des plus tristes pour son peuple en raison de l’escalade de l’hostilité à son encontre au milieu de la pandémie de Covid-19.

Nous assistons à l’une des années les plus difficiles de notre histoire, qui a commencé avec l’annonce par le président étasunien, Donald Trump, du controversé Accord du Siècle, un projet visant à effacer la cause que nous défendons, à s´emparer de Jérusalem et à fouler les droits de notre peuple, a manifesté à Prensa Latina El-Agha, qui vit en Égypte comme réfugiée.

En vertu de cette proposition le gouvernement sioniste pourrait annexer jusqu’à 30 pour cent de la Cisjordanie, tandis que les Palestiniens devraient se contenter d’une patrie discontinue, sorte d’îles entourées de colonies israéliennes, a-t-elle précisé.

De même, l’initiative déclare Jérusalem capitale indivisible de l’État d’Israël.

Bien que cet accord n’ait pas été officiellement mis en œuvre à partir du 1er juillet, comme prévu initialement, les dirigeants de l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) ont dénoncé le fait que Tel Aviv accélère ses actions expansionnistes en Cisjordanie afin d’imposer des faits accomplis avant que Trump ne quitte la Maison Blanche en janvier prochain.

En outre, ils condamnent la violence des colons dans cette démarcation visant à étendre leurs colonies, jugées illégales par l’Organisation des Nations Unies (ONU), et à intimider les habitants.

'Comme si cela ne suffisait pas, en mars, la pandémie de Covid-19 a commencé à fustiger nos frères, après l’apparition des premières infections par le SARS-Cov-2, cause de la grave maladie, dans la ville de Bethléem', a regretté celle qui est également membre de la Fédération des femmes palestiniennes, chapitre Égypte.

Depuis cette date, plus d’un millier d’hommes et de femmes de la Bande de Gaza et de Cisjordanie ont perdu la vie à cause de cette maladie.

Ces mois ont été une bataille profonde pour protéger les citoyens de ce fléau, avec des contraintes telles que le manque de ressources dû au rigoureux blocus israélien, et en évitant toutes sortes d´entraves l’ANP tente de contrôler la situation épidémiologique en prenant les précautions nécessaires, a-t-elle exprimé.

La Bande de Gaza, encerclée et bombardée par Tel-Aviv et où vivent près de deux millions de personnes, est l’un des épicentres actuels de la transmission du virus.

Des experts ont averti que l’enclave côtière étroite est au bord d’une catastrophe sanitaire en raison de ses taux élevés de contagion, en diagnostiquant environ 500 cas de Covid-19 chaque jour, ce qui a saturé son fragile réseau hospitalier.

Enfin, les manœuvres et les pressions exercées par les États-Unis ont poussé certains pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël, sans l’obliger à respecter les décisions et les accords antérieurs pour surmonter le long conflit, a déclaré El-Agha.

L’ONU a entériné dans des résolutions successives les revendications historiques des Palestiniens comme la formation d’une patrie souveraine, avec les frontières d’avant la guerre de 1967 et sa capitale à Jérusalem-Est. Elle a également déclaré sans validité légale les colonies israéliennes en Cisjordanie et a demandé la cessation des activités du gouvernement sioniste sur place.

J’espère que 2021 rendra la santé à notre peuple, l’espoir et la liberté, a insisté El-Agha avouant que grandit comme jamais auparavant dans son cœur le désir de retourner à Bethléem et à Jérusalem avec sa famille.

peo/jcm/ap