Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba mise sur la souveraineté médicale malgré le blocus des États-Unis

La Havane, 22 juin (Prensa Latina) Avec plus de 100 projets novateurs, le Groupe cubain des industries biotechnologiques et pharmaceutiques (BioCubaFarma) poursuit aujourd’hui le développement de nouveaux médicaments malgré le blocus des États-Unis contre l’île caribéenne. 

Le docteur Rolando Pérez, directeur de la Science et de l’Innovation de BioCubaFarma, a précisé que cette politique unilatérale de Washington envers La Havane entrave l’accès de l’île au marché du capital-risque et du financement public prévus au niveau mondial pour la création de médicaments.

Intervenant la veille dans l’espace télévisé Mesa Redonda, Pérez a déclaré que ce processus dure de huit à dix ans et qu’en raison du contrôle de 50 pour cent du marché pharmaceutique international par les États-Unis, Cuba n’a pas accès aux fonds de coopération de millions de dollars destinés à la recherche.

L’application de normes réglementaires et le fait de pouvoir disposer de nouvelles technologies sont d’autres conséquences du blocus, ainsi que les affectations portées au cycle d’approvisionnement logistique, compte tenu du manque de matières premières et de produits, a-t-il ajouté.

Le spécialiste a souligné que, malgré le caractère extraterritorial de cette politique, la science cubaine a misé sur une intégration avec le système national de santé, les universités et d’autres centres de recherche et de production pour garantir la souveraineté médicale du pays.

BioCubaFarma produit 359 médicaments sur 619 appartenant au cadre de base et, en raison de la recrudescence des mesures nord-américaines contre Cuba, 85 médicaments ont cessé d’être fabriqués en 2020, portant ce nombre à 120 produits médicaux cette année.

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