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Cuba : pas de personnes « disparues », ni de procès « sommaires »

Par Claudia González Corrales

La Havane, 25 juillet (Prensa Latina) En même temps que les plateformes numériques parlent aujourd’hui de prétendues personnes « disparues » et de procès « sommaires » à Cuba, la réalité du pays montre les progrès réalisés dans les enquêtes visant à rendre justice dans la transparence et le respect des lois. 

Selon les autorités de l’île, les émeutes du 11 juillet, dont certaines se sont prolongées jusqu’au lendemain, qualifiées de 'manifestations pacifiques' par la machine médiatique qui tente de discréditer la Révolution, ont donné lieu à des agressions contre des personnes, des biens, des entités et à des outrages aux autorités en différents points du territoire.

Lors d’une conférence de presse, le président du Tribunal Suprême Populaire (TSP), Rubén Remigio Ferro, a déclaré que manifester ou penser différemment ne constitue pas une violation de la loi, mais qu’inciter à des troubles, attaquer, blesser et désobéir aux dispositions visant à préserver l’ordre, la tranquillité et la paix dans le pays sont des actes répréhensibles.

C’est pourquoi les entités compétentes enquêtent sur la participation de personnes à ces événements, préparent les éléments de preuve et mènent les procédures judiciaires avec objectivité et respect des droits des personnes impliquées, a signalé la procureure général Yamila Peña.

Selon cette source, la législation cubaine prévoit que lorsqu’un citoyen est arrêté par les forces du Ministère de l’Intérieur, ou par d’autres autorités, il doit être informé du motif de sa détention dans les 24 heures, « ce qui a également été le cas lors des événements du 11 » juillet dernier, a-t-elle assuré.

Elle a souligné que la communication de ce ministère avec les familles des personnes concernées est obligatoire pour indiquer où elles se trouvent et quelles sont les causes de la procédure.

Le président du TSP a expliquait comment se déroulaient actuellement les procès, conformément aux lois de la nation, à la Constitution actuelle et aux principaux instruments internationaux en la matière.

Parmi les garanties respectées, il existe dans l’île la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu et la désignation d’avocats pour la défense des accusés.

Selon le président du TSP, les tribunaux ont, comme toujours, agi avec impartialité, dans le strict respect des normes et de l’indépendance face à d’autres institutions, et certaines affaires ont été réglée de manière plus rapides, une pratique universelle dans les affaires les moins graves.

La manipulation du sujet sur les réseaux sociaux a semé la matrice d’opinion selon laquelle il s’agit de procès « très sommaires », alors qu’en réalité ils correspondent à une 'procédure abrégée', ce qui existe dans diverses législations du monde, a précisé Remigio Ferro.

Il a rappelé que toutes les personnes accusées de ces délits présumés avaient eu la possibilité de bénéficier des services d’un avocat, et que nombre d’entre elles ont choisi de le faire.

Selon la présidente de l’Organisation nationale des cabinets d’avocats collectifs, Lilia Maria Hernández, ces professionnels ont défendu avec respect, honneur et dignité ceux qui ont demandé leurs services, et les membres de leur famille ont fait preuve de confiance lors des procès pénaux.

Les cas traités correspondent à des accusations de trouble à l’ordre public, d’incitation à la délinquance, d’outrage aux autorités, de dommages corporels et matériels, et les peines encourues peuvent être des amendes, une mise en liberté surveillée ou une peine d’emprisonnement de courte durée.

Le président du TSP a expliqué qu’à ce jour les tribunaux municipaux avaient statué sur 19 affaires impliquant 59 personnes accusées d’avoir commis des actes au cours des émeutes du 11 et 12 juillet dernier.

Aujourd’hui, les personnes jugées ont le droit de former des recours et 'les conditions pour agir en toute transparence sont bien établies', a déclaré le président du TSP.

Selon les trois spécialistes, le compromis est de protéger l’ordre public, constitutionnel et la tranquillité de la population, et, au milieu d’une guerre médiatique féroce et des fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, de maintenir Cuba comme une nation de paix.

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