Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela rejette les fausses accusations des États-unis sur le trafic de drogue

Caracas, 16 septembre (Prensa Latina) Le Venezuela a rejeté aujourd’hui son inclusion dans le mémorandum unilatéral publié la veille par les États-Unis sur les principaux pays producteurs de drogues ou de transit de ces substances illicites pour l’année fiscale 2022. 

Dans un communiqué publié par le Ministère des Affaires étrangères, le Gouvernement vénézuélien a condamné la 'pratique illégitime' de Washington de 'prétendre s’ériger en police supranationale d’États souverains et indépendants'.

Selon la déclaration du ministère, ce fait viole les principes fondamentaux du droit international public, tels que le respect mutuel souverain, l’indépendance politique, l’égalité juridique et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

'(...) Les États-Unis persistent dans leur intention inappropriée de jouer le (rôle du) gendarme mondial antidrogue tant que leur balance des paiements repose sur le centre de légitimation des capitaux -provenant des drogues- le plus important de la planète', a souligné l’exécutif bolivarien.

Le Venezuela s’est interrogé sur le fait que la Colombie, considérée comme l’un des principaux alliés du gouvernement nord-américain dans la géopolitique mondiale, soit le premier producteur mondial de cocaïne, en plus de qualifier de fallacieuse la politique de Washington dans le domaine du contrôle du blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue.

Le Gouvernement vénézuélien a réaffirmé qu’il respectait pleinement les dispositions des conventions internationales relatives au contrôle des substances psychotropes et des stupéfiants.

Il a en outre rappelé que l’Organisation des Nations Unies (ONU) reconnaît le Venezuela comme un pays exempt de cultures illicites, grâce au travail permanent des forces de sécurité, aux politiques préventives et à la volonté de coopération coordonnée, et ce sur les principes de la souveraineté et du multilatéralisme.

La nation sud-américaine a condamné la politisation de la lutte contre le trafic de stupéfiants et a exhorté la communauté internationale à lui accorder un traitement éthique et responsable, en évitant à tout prix son instrumentalisation pour favoriser des opérations de contrôle extraterritorial et d’interventionnisme dans des États souverains.

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