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L'Assemblée Nationale du Nicaragua condamne le blocage des routes

Managua, 25 mai (Prensa Latina) L'Assemblée Nationale du Nicaragua a aujourd'hui condamné les blocages de route dans le pays, considérant que de tels actes  violent le droit à la libre circulation et d'autres droits de l'homme.


"Nous condamnons avec force toute les formes de violence apparues dans le pays et qui sont à l'origine de l'agitation, de l'anxiété, de l'angoisse et de l'insécurité auxquelles sont soumises les personnes et les familles du Nicaragua", indique une déclaration émise par le Parlement.

De la même manière, les députés ont condamné les barricades qui affectent la vie et la santé des personnes, la libre circulation, le développement du commerce et engendrent des pertes dans le domaine économique et dans celui de l'emploi.

Cette résolution a été votée par 74 des 92 députés, alors que les membres du Parti Liberal Constitutionaliste quittaient l'hémicycle, envoyant ainsi un message clair en faveur du maintien de la violence et du blocage de routes, estiment les sandinistes.

D'autre part, la vice-présidente, Rosario Murillo, a affirmé jeudi que le peuple nicaraguayen, confronté à la crise socio-politique du pays, demande la paix, le retour à la normalité et le respect de la libre circulation.

Nous continuons à recevoir des messages et des lettres de partout demandant  le retour à la tranquillité, a expliqué Murillo.

Le Gouvernement a réitéré sa disposition à maintenir une politique de dialogue national permettant d'assurer la paix, la stabilité, la justice et le renforcement de la démocratie et des institutions.

Dans un communiqué, l'Exécutif rappelle que, depuis lundi dernier, il a proposé un agenda recueillant l'assentiment du peuple, qui souffre de tous ces blocages, mais, à ce jour, cette proposition est restée sans réponse de l'opposition.

D'après ce texte, le président Daniel Ortega et l'Etat s'engagent à procéder à une enquête et à ce que justice soit faite sur les faits de violence survenus dans le pays le 18 avril.

Par conséquent, les autorités attendent la convocation de la Conférence Episcopale pour participer activement à la commission de six membres, trois pour le gouvernement plus trois pour l'opposition, proposée après la suspension du dialogue due au manque de consensus entre les parties concernées.

Pour le gouvernement, il est vital que les droits des citoyens soient abordés prioritairement, alors que l'opposition insiste pour commencer par une discussion sur les réformes politiques nécessaires, réformes que le chef de la diplomatie du Nicaragua considère comme uns tentative de coup d'état.

La crise a explosé le 18 avril dernier contre les réformes de la sécurité sociale proposées par le Gouvernement, réformes ayant été retirées par la suite ci qui n'a pas empêché la continuation des protestation et l'apparition de nouvelles demandes politiques de la part de l'opposition.

Ces réformes de la sécurité sociale ont, en fait, servi de prétexte pour faire démarrer un plan dirigé de l'extérieur dont le but était de déstabiliser la nation et provoquer le renversement du gouvernement nicaraguayen, estiment les observateurs.

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