Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis... et si demain Cuba

Washington, 12 mars (Prensa Latina) La recrudescence du blocus des États-Unis contre Cuba, situation évidente au cours des dernières années, est aujourd´hui au centre de dénonciations sur les scènes les plus divers pour son application.

C´est en ce sens que la représentante permanente suppléante de Cuba auprès de l’ONU, l’Ambassadrice Ana Silvia Rodríguez Abascal, a affirmé que cette recrudescence s’était produite d’une manière sans précédent durant la pandémie de Covid-19, démontrant le caractère inhumain et les objectifs mesquins que poursuit cette politique.

Les déclarations de la diplomate ont eu lieu lors du Forum ministériel de la 59e session de la Commission du développement social sur le thème 'Promotion du multilatéralisme pour une reprise inclusive, résiliente et durable de la Covid-19'.

Alors que Washington et d’autres nations occidentales ne trouvent pas le moyen de faire face à la pandémie, le pays caribéen compte cinq candidats vaccinaux contre la Covid-19 : Soberana 01, Soberana 02, Soberana Plus (Souverain 01, Souverain 02, Souverain Plus), Mambisa et Abdala.

Tout juste un an après la déclaration de la pandémie et la détection sur l’île des premiers cas de contamination le 11 mars 2020, 59.157 cas ont été confirmés à Cuba.

Mais l’île progresse dans le développement de cinq candidats vaccinaux contre la maladie, dont l’un a déjà entamé la phase III de ses essais cliniques, entrant dans la phase finale de ses études.

Très peu aux États-Unis parlent de l’effort de l´île voisine pour faire face à la pandémie, au contraire, certains, au Congrès, et malgré des propositions de lever le blocus, parlent de le renforcer en alléguant des situations présumées de violation des droits de l’Homme infondées et incomparables avec celles qui se produisent dans cette propre nation nord-américaine.

Cuba a annoncé qu’elle avait la capacité de produire beaucoup plus de vaccins que sa population n’en aurait besoin, et que plus de 3.400 professionnels de la santé ont apporté leur soutien à la lutte face à la Covid-19 dans 39 pays et territoires.

Malgré cet effort pour le multilatéralisme, Washington maintient l’application de mesures coercitives unilatérales et les intensifie, sans tenir compte de l’impact négatif sur les droits de l’Homme, le développement social et économique et les capacités de réponse à la pandémie.

Il y a quelques heures, le président des États-Unis, Joe Biden, s’est engagé à travailler avec les pays de la 'Quadrilatérale' (Australie, Inde et Japon) pour développer la fabrication et l’approvisionnement de vaccins en Asie lors de la première réunion des chefs des pays de ce groupe.

Le nouvel engagement vise à faire face à la pénurie de vaccins en Asie du Sud-Est, selon des hauts fonctionnaires de l’administration nord-américaine.

Selon des responsables de la Maison-Blanche, les dirigeants conviendront de travailler ensemble pour développer la fabrication de vaccins sûrs et efficaces autorisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et renforcer la fourniture de vaccins lors de la réunion virtuelle de ce vendredi.

Cité par le quotidien The Hill, des fonctionnaires ont réitéré que les États-Unis ne donneraient aucune formule tant que toute la population nord-américaine n’aurait pas été vaccinée, mais qu’ils envisageraient de les partager avec d’autres pays s’il y avait un excédent.

Comme il a été annoncé, les dirigeants de ces nations 'conviendront de la création d’un groupe de travail de haut niveau de la Quadrilatérale chargé de superviser les plans visant à étendre la fabrication et l’approvisionnement des vaccins et de traiter d’autres questions'.

Ces plans sont mis en avant après que Biden ait annoncé en février que son pays consacrerait 4 milliards de dollars au soutien de Covax, l’initiative mondiale pour développer et distribuer des vaccins contre le coronavirus dans les pays à faibles ressources.

Ce vendredi, Jennifer B. Nuzzo, épidémiologiste en chef du Centre de ressources Coronavirus de Johns Hopkins et professeur associée à la l´École de Santé Publique Bloomberg de Johns Hopkins, et Emily N. Pond, épidémiologiste du Centre de ressources Coronavirus de Johns Hopkins, ont abordé la question de la pandémie.

Dans un article du New York Times, elles ont déclaré que les vaccins ne suffisent pas. Les vaccins offrent la promesse d’une voie pour sortir de cette pandémie, mais seulement conjointement avec d’autres stratégies, en particulier les tests de coronavirus, ont-elles indiqué.

C’est pourquoi il est réaliste d’appeler à la participation de ceux qui ont les ressources pour soutenir les efforts mondiaux. Les États-Unis (aujourd´hui)... et si demain Cuba vérifie l’efficacité de ses vaccins. Que se passerait-il ?

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