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Présentation de propositions pour la fermeture de camps de réfugiés au Kenya

Nairobi, 15 avril (Prensa Latina) Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a présenté au gouvernement du Kenya des propositions viables pour fermer deux grands camps d’accueil, a rapporté aujourd’hui le site digital theguardian.com.

Selon le portail d’information, les propositions présentées sont 'durables et fondées sur les droits' pour la fermeture des camps de Dadaab et de Kakuma, considérés parmi les plus grands du monde, et qui accueillent environ 430.000 personnes.

La réponse du HCR fait suite à un ultimatum de 14 jours émis par Nairobi pour que cette agence de l’ONU élabore un plan pour éliminer les deux zones qui abritent également des demandeurs d’asile de plus de 15 pays.

De l’avis des autorités, ces deux sites constituent des problèmes pour la sécurité nationale, étant donné qu’ils peuvent accueillir des éléments de la guérilla somalienne Al-Shabab, laquelle a déjà attaqué des installations dans ce pays.

Le Haut-Commissariat reconnaît 'l’immense générosité dont le peuple et le gouvernement kényans ont fait preuve à l’égard des réfugiés pendant de nombreuses décennies et la nécessité de résoudre des situations de déplacement de longue date'.

Les autorités ont par ailleurs déclaré qu’il n’y avait plus de place pour de nouvelles négociations sur la fermeture des deux camps.

Cependant, la semaine dernière, la Haute Cour de cet État a rendu une ordonnance judiciaire qui a retardé cette opération pendant 30 jours, après qu’une pétition ait été déposée par un ancien candidat à la présidence, Peter Gichira.

Gichira a affirmé que l’ordre de fermer les camps violait la Constitution et les traités internationaux relatifs aux droits des réfugiés.

Les propositions du HCR comprennent, entre autres, le rapatriement librement consenti dans de meilleures conditions, des plans de réinstallation et la délivrance plus rapide de cartes d’identité nationales aux Kényans enregistrés comme réfugiés.

'Nous avons entendu les préoccupations exprimées par le gouvernement et nous espérons que ces mesures constitueront un pas important vers l’accélération de solutions durables pour toutes les parties concernées', a déclaré Fathiaa Abdalla, représentante de cette agence des Nations Unies au Kenya.

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