Agence de Presse de l'Amérique Latine

Impact du blocus sur l'industrie bio-pharmaceutique cubaine

La Havane, 26 avril (Prensa Latina) Le blocus imposé par les États-Unis à Cuba porte atteinte à l'industrie biotechnologique et pharmaceutique nationale concernant l'acquisition de matières premières, de pièces détachées et de fournitures, a dénoncé hier BioCubaFarma. 

Par le biais de son compte Twitter officiel, le Groupe des industries biotechnologiques et pharmaceutiques de Cuba a révélé comment la politique de Washington l'empêche d'obtenir les ressources nécessaires pour garantir les médicaments du système de santé.

L'association a mentionné entre autres effets du siège économique, commercial et financier l'augmentation des coûts des intrants essentiels au développement des candidats vaccins.

Les fournisseurs habituels ont refusé de les approvisionner par crainte de l'impact de la politique brutale du blocus sur leurs entreprises", a signalé BioCubaFarma.

Toutefois, dans ces conditions, les scientifiques cubains ont pu progresser sur cinq propositions d'immunisation contre la maladie de la Covid-19, dont deux sont déjà en phase III d'essais cliniques.

Selon le groupe d'entreprises, la persécution financière du gouvernement étasunien par l'application de la mesure coercitive "limite les opérations et le développement de l'industrie bio-pharmaceutique qui utilise la science pour une vie saine".

Selon un rapport du pays caribéen sur les dommages du blocus, entre avril 2019 et mars 2020, ceux concernant ce secteur stratégique de l'économie cubaine se sont élevés à 161 millions de dollars.

Cette industrie est touchée chaque année en termes de recherche, de fabrication et de commercialisation de ses produits, et les échanges universitaires et scientifiques sont limités, indique le document.

L'intensification de cette politique, qui dure depuis six décennies, prive également le peuple étasunien des avantages des médicaments développés à Cuba et reconnus au niveau international.  

Par exemple, le Centre d'Ingénierie génétique et de Biotechnologie, qui appartient à BioCubaFarma, a indiqué avoir perdu des revenus en raison de la non-exportation aux États-Unis du médicament Heberprot-P, unique au monde pour le traitement des ulcères du pied diabétique.

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