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Quatorze Sud-Coréennes victimes de l’esclavage sexuel durant la seconde guerre mondiale sont toujours en vie

Séoul, 3 mai (Prensa Latina) Une femme de Corée du Sud contrainte à l’esclavage sexuel par l’armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale est décédée aujourd’hui et seules 14 victimes de ce fléau enregistrées dans le pays sont encore en vie.

Selon l’agence Yonhap, qui a cité le Conseil sud-coréen pour la justice et le souvenir des questions de l’esclavage sexuel militaire du Japon, cette femme, uniquement identifiée par son nom de famille, Yoon, est morte à l’âge de 92 ans.

Née en 1929 dans la province de Chungcheong du Nord, la victime a été emmenée de force au Japon en 1941, à l’âge de 13 ans, alors qu’elle protestait contre les soldats japonais qui arrêtaient son grand-père.

Yoon a été forcée de travailler dans une usine textile à Shimonoseki, la ville la plus occidentale de l’île japonaise de Honshu, pendant environ trois ans, avant d’être emmenée de force dans un bordel militaire à Hiroshima.

Elle est retournée en Corée du Sud après la fin de la domination impériale du Japon sur la péninsule en 1945.

Dès lors, elle a consacré sa vie à la cause des femmes de réconfort, un euphémisme pour se référer à ses victimes d´esclavage sexuel.

Yoon a témoigné de son expérience et des crimes contre l’humanité commis par le Japon pendant la guerre à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et a toujours participé à la manifestation hebdomadaire devant l’ambassade de Tokyo à Séoul pour que ce pays reconnaisse ces crimes.

Les historiens estiment qu’environ 200 mille femmes, pour la plupart coréennes, ont été exploitées dans des bordels pour les soldats japonais pendant la guerre.

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